germinal01

04/09/2015

Elections fédérales 18 octobre : "Intercity Genève-Berne.....attention au départ !"

Guillaume Barazzone répond aux questions de "Tout passe".

Guillaume BARAZZONE.jpg

Conseiller national sortant, jeune homme élégant, de formation juridique, il mène sa carrière sans à coups ; c'est aujourd'hui une valeur affirmée du PDC : conseiller municipal en Ville de Genève, député au Grand Conseil, conseiller national (il sollicite un nouveau mandat cet automne) et finalement conseiller administratif de la Ville de Genève (seul représentant de la droite républicaine et démocrate au Palais Eynard) .

Il mène de front ses activités de magistrat à l'exécutif  de la Ville et celles de parlementaire fédéral, sans difficultés apparentes.


1. Je crois finalement que je suis de Belgique, même si on ne sait pas très bien ce qu’est la Belgique on peut dire que l’on est Belge. » (Amélie Nothomb)
Savez-vous ce qu’est la Suisse ?

G.B. : Chacun a sa propre définition. La Suisse n'est pas une notion figée. La Suisse c’est le meilleur exemple qui prouve que la cohésion entre différentes cultures peut fonctionner et s’imposer en modèle. Lorsque je me rends à l’étranger et particulièrement dans des contrées lointaines où certaines personnes ne connaissent pas forcément bien la Suisse, je leur explique que la Suisse s’est construite sur l’unification de plusieurs minorités et que le système fédéraliste permet de garantir à chacune des minorités une autonomie tout en garantissant un cadre commun. Cela nous semble "normal" mais c'est pourtant exceptionnel.

2. Voudriez-vous citer 5 personnages (vivants ou non) qui incarnent votre idée de la Suisse ?

G.B. : Henri Dunant tout d’abord car il a posé les premiers jalons du droit international humanitaire. Il a marqué durablement la tradition d’accueil de la Suisse pour les personnes menacées dans leur intégrité.

Roger Federer parce qu’il donne une image positive, ouverte et humble de la Suisse à l’étranger.

Sur le plan politique , j’éprouve beaucoup d’admiration pour Jean-Pascal Delamuraz et pour l’ancien conseiller national PDC Jean-Philippe Maître, un ami de mes parents, qui s'est engagé pour sa patrie alors qu'il était atteint d'une maladie très grave.

 Enfin, je suis admiratif de tous les entrepreneurs suisses qui innovent et prennent des risques. Ils ne sont malheureusement pas assez valorisés dans notre pays.

3. « L’art de la politique c’est de savoir où il faut s’arrêter.. et d’aller un peu plus loin »
Allez-vous parfois plus loin ? Pourquoi/Pourquoi pas ?

G.B. : Je pense que cette phrase est très suisse dans le sens où les Suisses ont une tendance à calculer précisément un objectif et de s’y tenir pour y arriver. Personnellement, je fais plutôt partie des gens qui considèrent que l’objectif c’est justement d’aller le plus loin possible sans trop savoir où il se situe avant d’y arriver.

4. « En politique on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables. (Clemenceau)
Un commentaire ?

G.B. : Cette citation ne peut provenir que d’une personne dont l’orgueil est démesuré.

5. « Etre populaire quand on veut gouverner, cela ne s’est jamais vu » (Raymond Barre)
La popularité y veillez-vous ?

G.B. : Il faut prendre des décisions en fonction de ses convictions et des faits (données tirées de la réalité). Cela dit, être populaire n'est pas une fin en soi mais peut aider à convaincre, donc il est nécessaire de s'en soucier. Tous les politiciens qui vous diront le contraire ne disent pas toute la vérité.

6. « L’instant de la décision est une pure folie » (Kierkegaard)
Comment  décidez-vous ?

G.B. : La folie, ça a du bon. Elle permet d'être créatif. Cela dit, je pense que les bonnes décisions se construisent avec les autres (y compris avec des contradicteurs), doivent être rationnelles et être, dans la mesure du possible, cohérentes.

7. Pensez-vous qu’un jour la Suisse adhérera à l’Union européenne ? Le souhaitez-vous ?

G.B. : Ce n'est pas impossible dans de nombreuses années. Le cas échéant, davantage pour des raisons économiques que politiques, en cas d'isolement de la Suisse. Maintenant, la priorité en Suisse est de maintenir les bilatérales et de développer d'autres accords avec l'UE. C'est notre prospérité qui est en jeu. L'UDC veut malheureusement détruire ce pilier de notre politique étrangère et économique qui nous a permis d'être compétitif et de créer des milliers d'emplois en Suisse.

8. Le système démocratique suisse est-il viable à long terme ? L’aménageriez-vous ? Comment ?

G.B. : Je pense que le système démocratique suisse est l’une des composantes qui fait la réussite de notre pays. Le peuple a toujours le dernier mot. Les politiciens doivent sans cesse en tenir compte,ce qui est positif. Cela dit, certains partis, en particulier la gauche et l'UDC ont lancé de nombreuses initiatives populaires à des fins de marketing politique. Cela a eu des effets dommageables sur le climat politique et sur l'économie (craintes de la part des agents économiques qui ont peur d'investir, exode de forces vives). De manière générale, dans un monde qui exige des réponses rapides, notamment dans le domaine économique, la Suisse devra être capable de réagir plus rapidement qu'habituellement et anticiper davantage. C'est cela le vrai test pour nos institutions.

9. Vos refuges pour vous extraire des turpitudes de la politique (famille, musique, voyages…….)

G.B. : Les copains, la famille, la musique et les voyages (le plus loin possible).

10. Dans l’exercice de la politique avez-vous déjà eu peur ? (exemples…commentaires)

G.B. : Non.

11. Le doute est-il une qualité nécessaire à l’exercice du « métier politique » ?

G.B. :  Oui (à ne pas confondre avec la peur de prendre des décisions). Pas uniquement en politique d'ailleurs. Il permet à mon sens d'avancer sainement et de prendre des décisions plus réfléchies (et d'y tenir ensuite).

12. La question que vous nauriez pas aimé qu’on vous posât ?

G.B. : Une question sur ma vie privée qui ne regarde que moi et mes proches.

 
.............tout passe..........

rappel: le choix des candidats présentés sur ce blog est subjectif et assumé.

 

13:47 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.