germinal01

31/08/2015

" Intercity Genève-Berne....attention au départ ! "

Aujourd'hui commence sur ce blog " Tout passe" une série de présentations de candidats-es aux élections fédérales.
Ils, elles mettent au service de leur canton et de la Confédération leurs convictions, leur engagement, leur énergie, leurs compétences.
Qu'ils, qu'elles en soient ici remerciés-es. A la lecture de leurs propos, vous pourrez constater que la langue de bois n'est pas de rigueur
(les questions s'y prêtant mal).
Le choix des personnes interrogées relève du plus absolu des arbitraires.


 

Les réponses de Carlo Sommaruga
conseiller national sortant

parti socialiste

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1.« Je crois finalement que je suis de Belgique, même si on ne sait pas très bien ce qu’est la Belgique on peut dire que l’on est Belge. » (Amélie Nothomb)
Savez-vous ce qu’est la Suisse ?

C.S. : La Suisse est un objet hors catégorie, charpenté autour de la participation populaire, du respect des minorités, l’intégration de tous et la cohésion sociale qui impose un engagement permanent pour que cela devienne réalité.

2. Voudriez-vous citer 5 personnages (vivants ou non) qui incarnent votre idée de la Suisse ?

C.S. : Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge et contributeur permanent au rayonnement de Genève. Max Frisch, écrivain suisse, engagé, critique pertinent et impertinent, amoureux du Tessin. Aimée Stitelmann, militante genevoise, aussi déterminée qu’humble, engagée dans de la résistance française, la lutte antifranquiste, le mouvement anti apartheid, la solidarité avec les sans-papiers et tous les exclus de chez nous. Hans-Peter Tschudi, Conseiller fédéral socialiste, père des assurances sociales dans notre pays. Christiane Brunner, syndicaliste et députée fédérale socialiste genevoise, pour le combat des femmes pour l'égalité.

3. "L'art de la politique c'est de savoir où il faut s'arrêter...et d'aller un peu plus loin."
Allez-vous souvent plus loin ? Pourquoi ? Pourquoi pas ?

C.S. : Si l'on est convaincu que la politique n'est pas la gestion du présent et doit viser la transformation sociale pour plus de justice, de solidarité et de protection de l'environnement, il est indispensable d'aller plus loin. C'est mon engagement de toujours.

4."En politique on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables."
(G.C.)

C.S. : Les nouvelles constitutions cantonales et les statuts des partis imposent de plus en plus une rotation du personnel politique. Cela permet de rester humble.

5. "Etre populaire quand on veut gouverner, cela ne s'est jamais vu." (Raymond Barre)      La popularité y veillez-vous ?

C.S. : "La popularité pour elle-même est creuse. Le vide est sanctionné. La justesse du combat politique et la qualité de l'engagement apportent cependant à terme beaucoup de popularité. Dans ce sens, j'y veille.

6. "L'instant de la décision est une pure folie" (Kirkegaard)
    
  Comment décidez-vous ?

C.S. :" En cohérence avec mes valeurs, ce qui rend la chose facile et contredit le philosophe."

7. Pensez-vous qu'un jour la Suisse adhérera à l'Union européenne ? Le souhaitez-vous ?

C.S. : "Depuis 1291, l'histoire de la Suisse est avant tout celle de son intégration économique, la dimension politique devant servir uniquement la dimension économique. Les Suissesses et les Suisses adhéreront à l'Union Européenne le jour où cela sera indispensable pour l'économie. Pour ma part je souhaite une Suisse sociale dans une Europe sociale. On en est encore loin, comme dirait le grec Tsipras.

8. Le système démocratique suisse est-il viable à long terme ? L'aménageriez-vous ?

C.S. : A chaque pays ses processus de médiation sociale et politique La France connaît la manif de rue, le blocage des autoroutes, et l'alternance présidentielle. L' Italie, les grèves générales et les gouvernements éphémères, la Belgique, le roi et la transformation institutionnelle, etc...
En Suisse le processus de médiation politique et social, c'est sa démocratie directe avec ses initiatives et référendums lesquels favorisent le consensus et la dépersonnalisation du pouvoir. L'architecture des pouvoirs et contrepouvoirs est solide et les réformes sont quasi impossibles. Toutefois introduisons la transparence du financement des partis et des campagnes politiques, ce qui est d'ailleurs le standard international, mais de grâce ne réduisons surtout pas les droits populaires.

9. Vos refuges pour vous extraire des turpitudes de la politique ?

C.S. : L'énergie joyeuse de mes filles de 7 et 9 ans et les échanges avec mes deux fils aînés de 27 ans qui volent déjà au loin grâce à l'excellence et le sérieux de leur engagement, les échappées belles avec ma compagne.

10. Dans l'exercice de la politique, avez-vous eu déjà peur ?

C.S. : Jamais dans la prise de décision, mais pour la première fois, physiquement, lors de la campagne sur l'initiative Marche Blanche sur les pédophiles. L'on s'en est pris personnellement à moi, plutôt qu'à la position de cohérence institutionnelle que je défendais.

11. Le doute est-il une qualité nécessaire à l'exercice du métier politique ?

C.S. : Oui, il permet l'écoute, la pesée des arguments et des intérêts et finalement une prise de décision déterminée et sereine.

12. La question que vous n'auriez pas aimé qu'on vous posât ?

C.S. : Justement, celle-ci.

 

.....tout passe.......

 

 

 

 

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