germinal01

10/01/2012

En avant la musique

Hier l'éphéméride n'affichait pas Sainte-Cécile et pourtant ce fut pour le moins un lundi musical d'exception.


On a d'abord eu droit à une émouvante version d'"Ascenseur pour l'échafouins" par le chef de la BNS Philarmonia qui fit passer des frissons ab Romanshorn zu Piogre et même Miles Davis écumer de jalousie du haut de son paradis.

Puis, la FIFA qui décidément se répète, nous asséna pour la troisième année consécutive, le tube de Georg Friedrich Haendel, dirigé par l'inévitable maestro argentin et jeune prodige exilé à Barcelone Don Lionel.

Sur le coup de midi, aux accents d' "Aux armes Genève", la Fanfare de la Police, s'offrit une répétition générale sous forme de sit-in dans la cour de la caserne des Vernets qui n'a pas manqué de déchaîner la plume des plus avertis chroniqueurs musicaux (consultez les pages culturelles de votre quotidien préféré......seul l"Osservatore Romano" passe sous silence cette tonitruante prestation).

Et la chanson me demanderez-vous ? Elle ne fut pas en reste puisque l'immortel avant-centre du grand Manchester United se fendit d'une citoyenne interprétation de "Cantona que l'amour" ....à donner aux électeurs-trices de l'Hexagone. Généreux mais inquiétant pour les adeptes de la danse du centre (Bayrou, Boutin, Morin, Hollande....).

yutaka_sado_itw.jpgTout ça pour en arriver hier soir au concert de l'an offert par les Amis de l'OSR dans un décor de Donald Harp versus Fleuriot Fleurs : des couronnes suspendues au-dessus du plateau nous rappelaient efficacement qu'on allait enterrer définitivement 2011. Pour une cérémonie funèbre, la musique fut plutôt guillerette. De la musique françèèèèse, uniquement françèèèèse. Heureuse et divertissante initiative.
Celles et ceux qui se demandaient "Quel petit vélo à guidon chromé au fond du Victoria-Hall ?" furent rassurés en fin de soirée par l'expressif et  bondissant chef Yukata Sado : un homme talentueux qui donne à l'orchestre l'envie de se lâcher, qui l'enlace langoureusement (le 2e mouvement de Poulenc), le provoque avec ironie dans une gestuelle qui évoque tant Joe Strummer* qu'Antonio Ordonez*, le maestro de Ronda.

Rien que du bonheur. Un concert gravé pour toujours dans les pierres du Nippon.

.......... tout passe.........

 

* Joe Strummer : leader d'un immense groupe rock Clash
*Antonio Ordonez (1932-1998) : reconnu comme le plus élégant  des matador, chevalier de la légion d'honneur (oui, oui il n'y a pas de matador élégant, que des assassins, mais suis en désaccord avec les écolos sur ce sujet)

 

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Commentaires

Cette littérature pour littérateurs qui distingue ceux qui tentent de monter sur l'Olympe (à plus de soixante balais) et ceux qui n'y montent pas, est-elle utile à autre chose qu'à votre ego ?

Non, tout ne passe pas.

Écrit par : pellet | 10/01/2012

Bon il y a des jaloux, mais pour moi ce texte ça me fait dans le cerveau comme ce que me faisait ces sucreries 100% chimique (j’ai oublié le nom) une sensation de picotement sur la langue, bref mais agréable.

Écrit par : PA Gilliéron | 10/01/2012

@M. Gilliéron
Cette poudre dont vous parlez s'appelait du Fri-Fri

Écrit par : pierre losio | 10/01/2012

Oui, merci.

Écrit par : Gilliéron PA | 11/01/2012

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