germinal01

27/03/2011

Un grande portiere

Contrairement à ce que l'on pense, les Verts aiment le sport. Ils comptent notamment dans leurs rangs une députée qui fut championne suisse de karaté, un récent candidat au Conseil administratif champion d'escrime vétéran qui vient de s'illustrer à Split...et plus modestement un député ancien champion suisse junior de boules.

Mais là n'est pas le propos de ce billet.


Ce dimanche j'étais au stade de la Praille en compagnie du meilleurconseiller municipal de la législature écoulée, Alexandre Wisard (Vert) et du président de la commission des sports duparlement de la cité, Mathias Buschbeck (vert lui aussi)

Tribune nord, en plein milieu de la section grenat (les ultras servettiens) ; un après-midi très ethno en somme. Mais là n'est pas le propos de ce billet.
Servette affrontait Lugano et une victoire aurait relancé leur course à la promotion en Ligue Nationale A ( je ne me ferai pas à ces nouvelles et saxonnes appellations). Défaite 0-2....M.Pishar devra encore attendre une année de plus. Les Bianconeri n'ont rien volé...et pourtant à trois reprises les grenat auraient pu allumer les filets adverses. Ils trouvèrent sur le chemin du but un rempart infranchissable en la personne du portier Alex Cornaz. Un nom qui fleure bon le Gros de Vaud.

DSC_0072-1.JPGVous n'y êtes pas, il est italien le bougre et on est allé le chercher à Trevise, en deuxième division italienne. Outre Gothard on a toujours eu des excellents gardiens, que ce soit à Lugano, Bellinzonne ou Chiasso : vous souvenez-vous de Carlo Nessi (la grande époque de Chiasso avec notamment Chiesa et Riva IV multi-international suisse) ? Et de l'aérien Bizzozzero ? Et de l'inoubliable Permunian multi-international bellinzonnais (un fameux 5-4 à la Pontaise juste avant les championnats du monde de 1954 contre l'Uruguay)...et enfin l'élégant et courageux Mario Prosperi cerbère luganais pendant longtemps indéboulonable sous le maillot à croix blanche.

Alex Cordaz a honoré ses prédécesseurs hier au stade de Genève en effectuant trois arrêts décisifs qui vont propulser le club frappé du V noir au poitrail sur les chemins de l'élite helvétique.

A force de toujours parler des stars millionnaires on néglige trop les artisans du football. Il convenait de saluer ce grande portiere qui eut hier un jour de gloire.

....tout passe...

19:24 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | |

Commentaires

J'adore...
Cela me fait penser à Haldas

Écrit par : Bertrand BUCHS | 27/03/2011

J'adore...
Cela me fait penser à Haldas

Écrit par : Bertrand BUCHS | 27/03/2011

Si je me souviens de "la grande époque de Chiasso avec notamment Chiesa et Riva IV " ?

Bien évidemment que je m'en souviens ! Impossible à oublier avec "Squibbs", alias l'inoubliable Marcel Suès, le reporter sportif de la radio de l'époque qui égrenait tous ces noms avec la truculence qu'on lui connaissait.

A l'époque, on écoutait les matches de foot à la radio uniquement parce que c'était "Squibbs" qui les animait et fallait entendre comment ...

J'arrête là mon commentaire au risque de passer pour un vieux schnock !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 27/03/2011

Quel mal y-a-t-il a être une vieux schnock? Pas plus qu'à être un bébé, puisque tout le monde y passe un jour. Il y a simplement plusieurs façons de l'être, comme c'est le cas pour tous les âges (rappelez-vous les paroles de Brassens - autre souvenir de vieux schnock? - sur les c*).
Et les souvenirs que vous évoquez sont toujours doux à notre mémoire. Merci donc, cher vieux schnock!

Écrit par : Mère-Grand | 28/03/2011

P.S. Quant on devient un très vieux vieux schnock, on a de plus le triste privilège de constater que de nombreux jeunes espoirs (l'expression est ici utilisée comme le contraire de ce dont nous parlons) sont déjà devenus de vieux schnocks encore plus schnocks que ceux qu'ils critiquaient dans leur jeunesse.
P.S.2 Mais c'est évidemment là une jugement, donc subjectif ...

Écrit par : Mère-Grand | 28/03/2011

@ Mère-Grand :

Sachez que j'assume entièrement mon statut autoproclamé de "vieux schnock", expression qui est en soi un pléonasme d'ailleurs.

Vieux autoproclamé, mais pas encore canonique !

Avant d'être un vieux schnock, je suis surtout un nostalgique, pas un conservateur, mais un nostalgique tout simplement. C'est pourquoi le billet de Pierre Losio, dont j'apprécie beaucoup l'humour, m'a ému et replacé devant le poste de radio familial et son œil magique. Ceux qui ont connu ces récepteurs à tubes de l'époque pré-transistors savent de quoi je parle. Ce poste donc, calé en permanence sur "Sottens ondes moyennes", nous ouvrait au monde et nous arrosait de ses bienfaits, dont les fameux reportages sportifs de "Squibbs", de sa voix inimitable et de ses trémolos, sans parler de son chauvinisme ...

Merci à Pierre Losio !

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 28/03/2011

@Jean d'Hôtaux
Auriez-vous pris mon message pour une critique plutôt que comme un clin d'oeil complice?

Écrit par : Mère-Grand | 28/03/2011

Non Mère-Grand, rassurez-vous, plutôt comme un clin d'oeil complice ! ;o)

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 28/03/2011

"Les pires parmi les cons, sont les vieux cons....rien ne remplace l'expérience."
j'en connais un rayon, j'habite dedans. :-)

oui, oui, c'est un clin d'oeil.
p.l.

Écrit par : pierre losio | 28/03/2011

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