germinal01

08/09/2010

Isabel Rochat répond à "Douze questions dans la sciure"

Elue au Conseil municipal de la ville de Thônex en 1995 puis réélue en 1999 , Isabel Rochat accède au Conseil administratif de sa commune en 2003 ; les électeurs lui renouvelle leur confiance en 2007. Elle sera maire à trois reprises.
A l'automne 2009 elle est élue au Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève. Elle dirige le département de la sécurité, de la police et del'environnement


Rochat Isabel.JPG
1. « Je crois finalement que je suis de Belgique, même si on ne sait pas très bien ce qu’est la Belgique on peut dire que l’on est Belge. » (Amélie Nothomb)
Savez-vous ce qu’est la Suisse ?

I.R. : La Suisse est par essence un pays multiculturel et multiconfessionnel. Et pourtant, loin de nous diviser, ces différences nous rassemblent, autour d’une volonté suisse, d’une « recette nationale » : une bonne dose de sérieux et rigueur, une poignée d’ouverture, de tolérance et de respect des minorités, le tout relevé d’une pointe d’innovation et de créativité, n’en déplaise à nos voisins.

La Suisse c’est avant tout un pays ouvert sur le monde, fidèle à sa vocation internationale, enrichi de l’apport d’étrangers qui ont su s’intégrer dans notre pays et embrasser nos valeurs.

2. Voudriez-vous citer 5 personnages (vivants ou non) qui incarnent votre idée de la Suisse ?

I.R. :

Henri Guisan
: pour sa détermination à défendre sa partie envers et contre tous et pour ses formidables qualités de « leader ». Parce que sa personnalité nous rappelle que commander ne se fait pas depuis sa chaise de bureau, mais sur le terrain.

Henri Dunant : pour son ouverture sur le monde et sa détermination à partager les espoirs, les souffrances et les défis de notre temps. Pour son savant mélange de vision et d’action.

Roger Federer : parce que nos héros ne doivent pas seulement appartenir au passé. Parce qu’il incarne cette « Suisse gagnante », dont nous sommes si fiers et dont nous avons besoin.

Emil : parce que la Suisse ne se prend pas trop au sérieux et sait rire d’elle-même.

Doris Leuthard : Parce notre Présidente de la Confédération incarne ce que nous aimons de notre pays : le dynamisme, l’ouverture sur l’autre, la rigueur, l’authenticité, l'élégance et la confiance en l’avenir.

3. « L’art de la politique c’est de savoir où il faut s’arrêter…et d’aller un peu plus loin »
Allez-vous souvent plus loin ? Pourquoi/Pourquoi pas ?

I.R. : A l’heure des défis que rencontre notre pays, notre mission est de chasser les termes « s’arrêter » et « un peu » de notre vocabulaire. Mon approche de la politique est d’explorer jusqu’au bout tous les voies, avec opiniâtreté, et de rendre possible ce qui est nécessaire.

4. « En politique on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables. (Clemenceau)
Un commentaire ?

I.R. : L’exercice politique nécessite une grande dose d’humilité, raison pour laquelle vous ne me verrez pas commenter le travail de mes prédécesseurs, ni celui de mes successeurs.

5. « Etre populaire quand on veut gouverner, cela ne s’est jamais vu » (Raymond Barre)
La popularité y veillez-vous ?

I.R. : Avant chaque élection ! Non, trêve de plaisanteries : si popularité signifie aller à la rencontre des citoyens et citoyennes de notre canton, entendre leurs préoccupations et leur expliquer mes grandes orientations, alors oui, j’y veille !

6. « L’instant de la décision est une pure folie » (Kierkegaard)
Comment décidez-vous ?

I.R. : Dans la pratique, j’écoute d’abord ce que les gens du terrain ont à dire, je l’intègre dans mon processus de réflexion et je prends une décision.

Mais j’aurais envie d’ajouter à l’attention des éternels indécis : « l’instant de la non-décision est une pure folie ».

7. Pensez-vous qu’un jour la Suisse adhérera à l’Union européenne ? Le souhaitez-vous ?

I.R. : Je pense que la Suisse arrive lentement au bout d’un système qui lui a longtemps profité. Et qu’il est temps que nous changions d'approche, même si le chemin bilatéral reste à court terme la seule voie politiquement praticable.

8. Le système démocratique suisse est-il viable à long terme ? L’aménageriez-vous ? Comment ?

I.R. : Toute bonne chose à ses limites et ses abus : le système démocratique est viable si nous l’utilisons à bon escient et que nous restons dans les vrais débats. La tentation de recourir à des referendums et initiatives à caractère populiste me semble nuire grandement à l’ambition de nos pères fondateurs, à savoir une participation citoyenne éclairée aux défis politiques essentiels.

9. Vos refuges pour vous extraire des turpitudes de la politique (famille, musique, voyages…….)

I.R. : Lac ou montagne. Mais toujours en famille.

10. Dans l’exercice de la politique avez-vous déjà eu peur ? (exemples…commentaires)

I.R. : La peur ne fait pas partie de mon vocabulaire politique.

11. Le doute est-il une qualité nécessaire à l’exercice du « métier politique » ?

I.R. : Le doute est essentiel à l’exercice politique. Car pour le surmonter, on est forcé de faire tout un travail de travail de « vérification » et d’aiguiser son intuition. Cela nous met alors en mesure de défendre une position avec détermination et conviction.

12. La question que vous auriez aimé qu’on vous posât ?

I.R. : La sécurité est-il un « dicastère maudit » ? La réponse est définitivement non ! C’est un formidable défi que je suis déterminée à relever. Pour défendre le premier droit de chaque Genevoise et Genevois.

10:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Ce serait magnifique, si cette dame pouvait devenir un jour conseillère d'État.

Pascal Décaillet

Écrit par : Pascal Décaillet | 08/09/2010

Je ne suis pas un fan, ni un électeur de Mme Rochat, mais le persiflage de M. Decaillet, roi de la censure sur son blog, pue des pieds.

Écrit par : jean-louis Feuz | 08/09/2010

Merci M. Décaillet vous m'avez bien fait rire !

Écrit par : AlexT | 08/09/2010

Ce serait magnifique, si M. Décaillet pouvait devenir un jour journaliste!!

Écrit par : Giovanni Carlo Baldassare | 09/09/2010

I.R. : La sécurité est-il un « dicastère maudit » ? La réponse est définitivement non ! C’est un formidable défi que je suis déterminée à relever. Pour défendre le premier droit de chaque Genevoise et Genevois.

WS : en qualité de citoyen du canton de Genève, j'espère vivement que ce défi sera relevé, car à travers lui c'est tout la nomenclature sociale, économique, politique, touristique, qui est en jeu. Ce défi relevé, ou à tout le moins entamé sérieusement et factuellement, il devrait aussi permettre aux policiers de croire à nouveau en leur profession, à l'utilité de leur fonction, de leur vocation, de leur engagement au service de la république et de ses citoyens, car pour l'instant le moral est au plus bas.

Pas de victimisation du policier à travers mes propos, mais à force de n'enregistrer que des éléments négatifs, à travers leur fonction, à travers les modifications statutaires de celle-ci, à travers le manque de reconnaissance, à travers une incompréhension des objectifs privilégiés, à travers les doutes sur l'avenir d'un métier qui demande tant de sacrifices, pour si peu de gratification humaine, morale, politique, hiérarchique, le policier a besoin maintenant de s'identifier à une réussite, à un résultat positif même issu d'un courage politique, de convictions personnelles ou de choix hiérarchiques.

Dans le cas contraire, l'objectif recherché par certains technocrates, à savoir transformer les policiers en fonctionnaires sera malheureusement atteint, et là l'abnégation exigée aux policiers disparaîtra immédiatement, tout comme les valeurs qui sont les siennes actuellement et qui demeurent les bases de leur vocation et de leur sens du sacrifice.

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

Écrit par : Walter Schlechten | 09/09/2010

On a eu le bonneteau tout l'été, Mme ROCHAT a redécouvert un jeu typiquement genevois: le mikado. Le premier qui bouge a perdu !

Écrit par : pierre | 09/09/2010

La sécurité est hélas une obligation voire plus, une nécessité le problème c'est que depuis des décennies à Genève, seule la répression s'alliant à l'argent est appliquée. En effet, seul l'automobiliste est sanctionné de jours comme de nuit et cela sept jours sur sept. Les dealers se sont emparés de la ville et y font régner leur loi. Une loi qui n'est pas la mienne et encore moins celle des Genevois. En vérité étant précisé qu'ils n'ont pas de raison sociale, qui ne sont pas Suisse et que le plus souvent ne sont même pas titulaire de pièces d'identité, il n'intéresse personne plus qu'on ne sait pas où se cachent leur argent et donc, difficile pour l'etat, de leur prendre. C'est la même chose pour les voleurs de rue. J'ai eu l'occasion d'en faire arrêter quelques-uns, quelques semaines plus tard, je les ai revu dans la rue, au même endroit dans le même square, exerçant le même job. Volé ce qui osent encore venir en vacances à Genève. Les touristes qui finissent par s'allièrent cette bave ville de Genève, alors que c'est ma ville et que nos autorités ne considère que les automobiliste comme délinquants. C'est bien dommage
Lorsque je parle ainsi à des policiers, j'ai souvent la réponse que cela ne me regarde pas, dans certains cas, ils me disent que c'est la faute à la politique, mais c'est comme cela depuis que j’ai 18 ans et j'en ai 52, j'ai vu au pouvoir tous les partis politiques représentatives de ce canton les choses n'ont jamais changé. Excepté ces derniers temps, en période d'élections, principalement pour le grand conseil des descentes de police aux Paquis et force de constater que : il n'y en a plus.

Ces démoralisant est finalement comme tout bon je ne vois je m'en moque et j'ai fini par me exilé. C'est moi que l'on traite de criminels et pourtant, avoir, à lire la vie de nos politiques j'ai le sentiment bien profond qu'il y a deux poids deux mesures. J'en suis même arrivé à me demander s'il ne fallait pas que je fasse aussi de la politique juste pour éviter que l'on fasse plus ou moins n'importe quoi dans cette ville.

Autres sujets fâcheux, quelle image pouvons nous donner aux touristes de passage cet été dans notre ville. Des travaux partout des trous dans tous les coins, dans tous les quartiers, même les plus éloignés et si souvent des aberrations routières destinées qu'à nuire aux usagers de la route. Tout cela pour privilégier les transports publics genevois, devenu hors de prix, et semble-t-il que ce n'est pas encore fini. Pourtant nous payons des impôts pour véhicules à moteur, et cela chaque année pour n'avoir même plus le droit d'aller en ville, qui circulait, où d'y boire un café. Un café qui devrait coûter environ trois francs et le plus souvent facturé 4 FRF quand cela n'est pas 5 FRF mais en réalité avec la contravention il me coûte au final un minimum de 43 francs. Alors que de ma terrasse, je trouve que mon café un goût amer et dans la rue, je peux voir simultanément, les contractuels verbalise en véhicules à moteur munis de plaques minéralogiques aux côtés de dealers qui quant à eux ne sont pas inquiétés. J'ai honte et j'ai peur de cette politique car en vertu de ces contraventions, on m'a lancé une véritable chasse à l'homme policière pour me conduire en prison. Je peux donc aisément me poser la question qui est de savoir si je ne ferai pas mieux d'utiliser les transports publics de ne plus avoir de voitures et de vendre de la drogue dans nos rues.

On se moque royalement de nous.

Dubouloz jean-pierre

Écrit par : Dubouloz Jean-Pierre | 10/09/2010

La sécurité est hélas une obligation voire plus, une nécessité le problème c'est que depuis des décennies à Genève, seule la répression s'alliant à l'argent est appliquée. En effet, seul l'automobiliste est sanctionné de jours comme de nuit et cela sept jours sur sept. Les dealers se sont emparés de la ville et y font régner leur loi. Une loi qui n'est pas la mienne et encore moins celle des Genevois. En vérité étant précisé qu'ils n'ont pas de raison sociale, qui ne sont pas Suisse et que le plus souvent ne sont même pas titulaire de pièces d'identité, il n'intéresse personne plus qu'on ne sait pas où se cachent leur argent et donc, difficile pour l'etat, de leur prendre. C'est la même chose pour les voleurs de rue. J'ai eu l'occasion d'en faire arrêter quelques-uns, quelques semaines plus tard, je les ai revu dans la rue, au même endroit dans le même square, exerçant le même job. Volé ce qui osent encore venir en vacances à Genève. Les touristes qui finissent par s'allièrent cette bave ville de Genève, alors que c'est ma ville et que nos autorités ne considère que les automobiliste comme délinquants. C'est bien dommage
Lorsque je parle ainsi à des policiers, j'ai souvent la réponse que cela ne me regarde pas, dans certains cas, ils me disent que c'est la faute à la politique, mais c'est comme cela depuis que j’ai 18 ans et j'en ai 52, j'ai vu au pouvoir tous les partis politiques représentatives de ce canton les choses n'ont jamais changé. Excepté ces derniers temps, en période d'élections, principalement pour le grand conseil des descentes de police aux Paquis et force de constater que : il n'y en a plus.

Ces démoralisant est finalement comme tout bon je ne vois je m'en moque et j'ai fini par me exilé. C'est moi que l'on traite de criminels et pourtant, avoir, à lire la vie de nos politiques j'ai le sentiment bien profond qu'il y a deux poids deux mesures. J'en suis même arrivé à me demander s'il ne fallait pas que je fasse aussi de la politique juste pour éviter que l'on fasse plus ou moins n'importe quoi dans cette ville.

Autres sujets fâcheux, quelle image pouvons nous donner aux touristes de passage cet été dans notre ville. Des travaux partout des trous dans tous les coins, dans tous les quartiers, même les plus éloignés et si souvent des aberrations routières destinées qu'à nuire aux usagers de la route. Tout cela pour privilégier les transports publics genevois, devenu hors de prix, et semble-t-il que ce n'est pas encore fini. Pourtant nous payons des impôts pour véhicules à moteur, et cela chaque année pour n'avoir même plus le droit d'aller en ville, qui circulait, où d'y boire un café. Un café qui devrait coûter environ trois francs et le plus souvent facturé 4 FRF quand cela n'est pas 5 FRF mais en réalité avec la contravention il me coûte au final un minimum de 43 francs. Alors que de ma terrasse, je trouve que mon café un goût amer et dans la rue, je peux voir simultanément, les contractuels verbalise en véhicules à moteur munis de plaques minéralogiques aux côtés de dealers qui quant à eux ne sont pas inquiétés. J'ai honte et j'ai peur de cette politique car en vertu de ces contraventions, on m'a lancé une véritable chasse à l'homme policière pour me conduire en prison. Je peux donc aisément me poser la question qui est de savoir si je ne ferai pas mieux d'utiliser les transports publics de ne plus avoir de voitures et de vendre de la drogue dans nos rues.

On se moque royalement de nous.

Dubouloz jean-pierre

Écrit par : Dubouloz Jean-Pierre | 10/09/2010

Mesdames, Messieurs,

Les lois, réglements & codes de procédures pénales ont été écrits pour sanctionner d'honnêtes citoyens qui ont un travail, un toit, une famille et un honneur.

Je constate de plus en plus régulièrement que les lois, réglements & codes de procédures pénales ont toujours un effet, voir important, sur les honnêtes gens.

A contrario des délinquants récidivistes qui rigolent de ces "punitions" qui n'en sont pas; que des tapes sur les doigts. Ces voleurs, violeurs, abuseurs, menteurs, vendeurs de mort (drogue)... qui rodent autour de nos familles et des biens que nous avons créés.

Ils n'ont pas d'argent, pas de travail, pas de maison, pas d'honneur; que pourraient-ils perdre. RIEN ! Ils ne peuvent que recevoir des dons : soins, nourriture, logement (prison), travail (atelier prison), salaire (atelier prison), de l'écoute (assistant social - religieux - juges - avocat - tribunaux).

Comment peux-t'on punir quelqu'un en lui donnant tout ?

Etablissons des lois, réglements & codes de procédures pénales spécialement pour ces criminels qui n'ont rien à donner, ni à perdre.

Ceux que je plains, ce sont nos anciens, nos personnes âgées, renfermées dans leur appartement, bénéficiant d'une retraite misérable, personne à qui parler, manquant de soin, mangeant mal, tout ceci par honneur de se prendre en charge, ne pas être une charge pour la société et ne pas déranger son voisin.

Rodin de Cortex

Écrit par : Cortex | 10/09/2010

Les commentaires sont fermés.