germinal01

17/05/2010

T'es c.., vous auriez dû venir (Michel Colucci)

Evidemment c’est radicalement différent de ce que j’avais  entendu la veille à la Sainte Chapelle, en l'Ile de la Cité.


16.05.2010 Marc Ducret par Juan-Carlos Hernandez IMG_3974.JPG Passer du Stabat Mater de Pergolese au nouveau quintet de Marc Ducret, c’est passer de l’eau minérale au vin béni. Soyez-en certains, le guitariste parisien établi au Danemark ira au paradis (pas en business, en classe tous risques) ses quatre compagnons seront du voyage et ça ne sera pas triste (Fred Gastard, Matthias Mahler, Kasper Tranberg et Peter Bruun).

Une belle brochette genevoise de musiciens pointus étaient présents dimanche soir au Sud des Alpes pour assister à une impénitente et urgentissime explosion de créativité écrite et improvisée. Marc Ducret parle de son travail : « Ce qui compte bien plus que le savoir-faire, l’application à jouer une musique ou une autre, c’est le moment ou chacun lâche prise et devient perméable (et il a plu très fort hier soir) au son général de l’orchestre, à ce que jouer cette musique ici et maintenant signifie. Le travail, l’écriture, les répétitions ne sont que des rites de préparation à ces moments où l’on joue ce que l’on ne savait pas pouvoir jouer ».

Tout est dit …mais quand on entend cette musique en direct c'est très mieux ; on est envahi d’abord par la rigueur lancinante et légère , parfois malicieuse de l’écriture, puis  par les excès jubilatoires et bienvenus du «  lâcher prise » et…. roulez petits bolides flamboyants ;  on pense à mi-voix :  ça c’est The real thing (number one & two) (titres de deux morceaux), c’est ce qu’il faut faire immédiatement, toutes affaires cessantes, tstsuite (dirait Charlebois). Quand on apprend que dans quelques jours  le quintet enregistrera cette délicieuse excursion, tendre et violente….on s’interroge….est-ce  vraiment nécessaire ? On y était, on y a cru (comme dans le miracle de Saint-Saphorin Jean Villars Gilles ) on voudrait presque garder ces moments privilégiés pour soi, égoïstement,.... et pourtant il est finalement indispensable que cela se sache, se diffuse…..vite !
Mon voisin a évoqué Jack Johnson de Miles, j’ai reconnu l’intro ravageuse de You Really Got Me (Kinks)…..et ça s’est terminé par une version espiègle du dernier Tango à Paris. Blèfle, la musique de notre temps.

Marc Ducret a raison de faire ce qu’il fait.
Marc Ducret a raison de jouer la musique qu’il est.

Dans l’attente de The Real Thing number three, Merci Messieurs pour le concert d’hier à l’AMR.
…………..tout passe…………

La photo est de Juan Carlos Hernandez (copyright)  :

http://juancarloshernandezjazzphotographer.blogspot.com et http://juancarloshernandezphotographe.blogspot.com/

Marc Ducret joue sur une guitare de François Vendramini

http://www.marcducret.com/

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