germinal01

07/05/2010

D'Abott en Costello ou du coq à l'âne ?

La présidente de notre Confédération, après avoir rencontré l’autre jour, er Biscione, ou l’animateur lifté des grands et hégémoniques medias de Palazzo Chigi (siège du gouvernement italien) y est allée de sa petite génuflexion devant l’albe robe (essayez de répéter cela rapidement, pas fastoche !) du successeur de Saint-Pierre.


Le très méchant quotidien orange dit aujourd’hui  que passant de Silvio à Benoît, elle saute du coq à l’âne. C’est insolent et diffamatoire……  tant pour les gallinacés que pour les amis de Francis James (auteur de ce magnifique poème « je veux aller au Paradis avec les ânes  »…et les onagres et autres bardots ou hémiones).

La douce Doris ( je parierais que c’est une fausse douce…demandons à  Merz par exemple ) s’est bien sûr inquiétée des troubles qui agitent  l’internationale vaticane, des démissions en chaîne de prélats pour cause de pédophilie. Justes et urgentes préoccupations de Doris la tendre face à des faits qui déshonorent notre Très Sainte Mère l’Eglise……….mais il ne faut pas généraliser.

Joseph Ratzinger, dont de nombreux fidèles disent qu’il n’est désormais que Joseph et plus Benoît, a eu de belles paroles, tout récemment, qui devraient rassurer notre chère présidente : « Les bergers doivent engager des combats pour défendre leurs agneaux », « les prêtres adhèrent totalement à leur mission, à leur vocation par une sévère ascèse ; ils se rendent disponibles à l’écoute et au pardon » et encore « seul le Bon Berger garde avec une immense tendresse son troupeau ; les fidèles peuvent avoir en Lui une absolue confiance ». Ca redonne sans doute du courage à la communauté des chrétiens.......

......Mais si tout ce qui s’est passé en Irlande, aux Etats-Unis, en Belgique, en Suède provenait d’une trop stricte et généralisée application de la règle de Saint-Benoît rédigée à la fin de la vie dudit et par ledit, en 547,  à l’intention de l’abbaye du Mont-Cassin et dont  Joseph n’a certainement pas parlé à Doris ? Je cite mot à mot : Chapitre 22, Du sommeil des moines :

règle 7 : « Les plus jeunes frères n’auront point leurs lits les uns près des autres, mais placés entre ceux des anciens « 
règle 8 : « En se levant pour l’œuvre de Dieu, ils s’exciteront doucement les uns les autres, afin qu’il n’existe pas d’excuse au dormeur » .

Vous trouvez que je suis de mauvaise foi ? Allons donc……
…….tout passe…..      

11:08 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Comme quoi dans la loi, il y a toujours la lettre et l'esprit... Encore qu'ici, il soit assez malaisé de déceler l'une de l'autre et l'intention profonde de l'auteur.
Au fait, vu que Benoît ne devait pas écrire en français moderne, pas plus que dans la langue franque d'alors, d'ailleurs, le texte original est-il aussi ambigu et sujet à de fort scabreuses interprétations ?

Écrit par : Philippe Souaille | 07/05/2010

Frère Pierre, j'aime vos gâteries quasi quotidiennes ...

Écrit par : Renaud Gautier | 07/05/2010

N'empêche que 5 fois par jour, selon la règle bénédictine, la maxime de Frère Pierre risque vraiment de devenir vraie: tout lasse...

Écrit par : Séraphin Lampion | 07/05/2010

Ces histoires remettent en questions l'église dans ses fondements, c'est l'irruption de la libido là où on l'attendait le moins. Elles me font trembler!

Écrit par : chaim nissim | 08/05/2010

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