germinal01

19/04/2010

Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus rapidement*

.........mais il faut tout de suite appliquer du mercurochrome !


L’animateur des grandes surfaces politiques et commerciales se lâche lundi matin dans le quotidien bleu ; il s’en prend à la FAAAAD.

Charitable, il se met à la place « du grand public » qui effectivement doit être très angoissé par la surranéité de cette Fondation d’Art Dramatique « galaxie inconnue » à laquelle ce bon chrétien ne comprend rien. Il a horreur des trous noirs car il n’a aucune influence sur eux et surtout il ne les maîtrise pas. Ses recherches astro-théâtrales lui ont cependant permis de constituer un dossier et d’émettre, tel Keppler observant les tréteaux genevois, son indispensable opinion, avec l’humilité qu’on lui connaît : cette Fondation est « un cocon pour politiciens en fin de carrière », elle manque de muscle, « elle n’est pas l’organe exécutif adapté à la supervision du Poche et de la Comédie », il y a trop de monde dans le cocon, ça manque de professionnalisme et  tout ça, M’sieurs Dames, aux frais du contribuable ( là on embarque carrément à bord de la comète staufférienne).
 Voilà pour les considérants.

Jugement sans tabou : « Au nom du peuple » (sic) il faut « corriger, sanctionner et trancher ». Sus à la Pieuvre-FAD, mise sous contrôle parlementaire de ce céphalopode « intermédiaire », ablation de quelques tentacules.

L’animateur des grandes surfaces politiques et commerciales avance de bien maigres arguments factuels et pêche par ignorance … molto fumo poco arrosto.
  
Recours du soussigné : je suis le doyen d’activité de la Fondation d’Art Dramatique  y étant entré alors que mon parcours politique avait à peine commencé (mon parcours dis-je, car ma carrière est encore potentielle….. moi aussi j’ai de l’orgueil 
J) ; l’image de la pieuvre (visqueuse et repoussante) est utilisée à dessein pour influencer négativement l’opinion vis-à-vis de la FAD (pourquoi ne pas évoquer  l’Hydre de Lerne ? Ca n’existe pas et ça fait cultivé ?) ; quiconque a traîné ne serait-ce qu’un semestre sur les bancs de la Faculté des sciences sait que le parachute (fût-il doré) est inopérant dans le vide interstellaire où se meut la FAD ; le Conseil de la FAD (15 membres et pas 14) compte en son sein plusieurs professionnels ; la tentative de réduire le nombre des membres des conseils des établissements  de droit public a échoué en votation référendaire : c’est un signe, il pourrait en aller de même pour les fondations de droit public dont la modification des statuts doit passer devant le Conseil municipal et/ou le Grand Conseil (n’en déplaise à la CELAC et son tout récent avant-projet de loi sur la culture….
mais ça pourrait se discuter)  ; le Conseil municipal de la Ville de Genève reçoit et étudie les comptes de la Fondation qui sont audités par le Contrôle financier de la Ville de Genève et remis également à l’Inspection cantonale des finances, les statuts de la Fondation sont votés par le Conseil municipal et le Grand Conseil ; il y a donc bien contrôle parlementaire direct et indirect ; sans avoir besoin de fréquenter les salles de musculation ni de fumer du Cenovis anabolisant, la Fondation sait se montrer ferme et déterminée si les circonstances l’exigent comme par exemple dans le cas délicat et récent du Théâtre Poche ; les décisions prises par le Conseil de la FAD ont apaisé les préoccupations légitimes du personnel et l’ambiance de travail. Enfin, quant au gaspillage de l’argent des contribuables (on devine en coulisse, côté cour, la voix du conducator gominé), aucun des organes officiels de contrôle ne partage cette opinion….. et je produirai des chiffres quand le recours sera traité.

Voili, voili …. pas très solide ce dossier…… décevant pour un professionnel de ce calibre.

« La politique n’est pas la gestion du réel mais le théâtre du désir » (O.Py) …. et le désir d’obtenir la friteuse pour cette pieuvre reste encore inassouvi. C’est frustrant de devoir se contenter de brocarder… même si c’est avec talent, j’en conviens. Au fait, l’animateur des grandes surfaces politiques et commerciales aime-t-il le théâtre, lui qui avait boycotté la Revue du Grand Conseil parce qu’on l’y brocardait J ?

……tout passe……

Pierre Losio, membre du Conseil de la Fondation d’Art Dramatique (démissionnaire au 30 juin 2010)

Les propos contenus dans le blog ci-dessus n'engagent pas forcément la Fondation d'Art Dramatique
*Le titre de ce blog est une citation de P.Devedjian

21:41 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Merci pour votre bravo. Mais pourquoi demissioner ?

Écrit par : Charly Schwarz | 20/04/2010

Merci pour cette belle tirade !

J'en retiendrai notamment ce propos attribué à Olivier Py :

« La politique n’est pas la gestion du réel mais le théâtre du désir »

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 21/04/2010

Sa Sainte Suffisance journalistique ne fait que meubler, si l'on ose dire, le vide sidéral de sa pensée. Dans ses interventions de maquignon de supermarché, il n'y a que des mots et du verbe, aussi creux que l'intérieur d'un nain de jardin. Il est à l'intérêt et à la culture ce que le manche est à la casserole: un accessoire certes indispensable, mais auquel on ne prête aucune attention.

Écrit par : Déblogueur | 21/04/2010

Enfin la FAD sort du bois... Je me réjouis de la prochaine conférence de presse.
Avec l'expression de ma parfaite considération.
Charly Schwarz

P.S. toujoura pas de réponse à ma question...

Écrit par : charly schwarz | 02/05/2010

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