germinal01

31/03/2010

Et ne nos inducas in tentationem...

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                                                                            -  L'Eglise a des problèmes.

                                                                            -  Elle garde l'eau sale et surtout le bébé

 

A la veille de Pâques,  l’Eglise est dans la tourmente. Au fil des jours s’empilent dans les salles de rédaction des témoignages et sur les bureau des diocèses des plaintes concernant des actes immoraux commis par des prêtres ; en Irlande, aux Etats-Unis, en Autriche, en Allemagne. On va même jusqu’à accuser rétroactivement Sa Sainteté de complicité, voire jusqu’à réclamer sa démission. Certes, comme chef d’Etat il incarne le pouvoir temporel sur ses terres vaticanes mais il est également porteur du pouvoir intemporel qui lui vient de là-haut et sur lequel aucun des mortels n’a d’influence. A-t-on déjà vu un successeur de Saint-Pierre remettre son mandat et passer le reste de son âge à la Trappe ?

De quoi s’agit-il ? Ca se passe en janvier 1980 à Münich. Réunion ordinaire d’administration de l’archidiocèse. L’alors cardinal Ratzinger est présent. Der Spiegel qui est en possession du protocole de cette lointaine séance nous apprend qu’au cours de la séance le Père Hullermann, qui avait eu des « comportements immoraux et contre nature avec des mineurs »,  est réintégré sur demande de son référent, le diacre Klaus Malangré, dans la fonction pastorale tout en étant soumis à une cure psycho-thérapique. Sa future Sainteté sommeillait-elle ? N’a-t-elle rien vu passer ? C’est ce qu’on lui reproche 30 plus tard. Il ne me viendrait pas à l’idée que le pape puisse mentir (ce serait le comble) mais de là à sonner le buccin comme le fait Mgr Riboldi, vicaire émérite d’Acerra, on tombe dans l’excès et la paranoia ; je cite : « C’est un acte de guerre, une guerre entre l’Eglise et le monde, entre Satan et Dieu ».

Le bon sens étant la chose monde la mieux partagée il semble évident d’une part que ces prêtres ont commis des crimes (c’est le juste mot, lisez le code pénal) et qu’ils doivent être déférés devant la justice des hommes et que d’autre part l’Eglise doit faire le ménage en son saint (oups ça m’a échappé). Elle en a les moyens. Dans une lettre (une bulle ?) de 2001 Jean-Paul II affirmait que les délits relevait de la compétence de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi : il s’agissait des actes impurs contre la morale commis par des prêtres sur des mineurs de moins de 18 ans ; il invitait de plus tous les diocèses et les instituts à signaler toute information « verosimile » concernant ces délits/crimes. Que passe donc aussi la justice de Dieu !

Lors de la récente fête des Rameaux,  le Pontifex Maximus n’a pas manié la langue bois : « De Dieu nous vient le courage qui ne se laisse pas intimider par le cancanage des opinions dominantes. Le Christ nous conduit vers la bonté qui ne se laisse pas désarmer, pas même par l’ingratitude. L’homme peut choisir de suivre le Christ ou de s’abaisser dans le vulgaire, de s’abîmer dans le marais du mensonge et de malhonnêteté ». J’espère que ces bonnes paroles réchaufferont le cœur des chrétiens troublés et, qu’ainsi apaisés, ils fêteront joyeusement les Pâques.     

Quant à moi, d’aucuns disent que je suis athée ; Dieu, lui, dit que je suis dans l’opposition.... ce qui m’amène à me poser une question à propos de ce blog : de quoi me mêle-je ?

 tout passe.....

 

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