germinal01

13/04/2009

Je me souviens du cinéma

C'est parti comme ça, d'un échange de commentaires avec des blogueurs et des lecteurs : et si on publiait de temps à autre des "Je me souviens" à la façon de Georges Perec. Vélléités et finalement passage à l'acte. J'espère en découvrir prochainement sur la plateforme des blogs TDG. J'ai choisi arbitrairement le cinéma.... pour commencer.
à bientôt de vous lire... les "souviendeurs" potentiels :-) se reconnaîtront.


Je me souviens du premier film que j’ai vu dans une salle de cinéma. C’était à l’Odéon (pl. des Eaux-Vives) La baleine de Pinocchio m’avait terrorisé.

Je me souviens d’un film qui m’a marqué à l’Ecran : « La solitude du coureur de fond » de Tony Richardson.

Je me souviens des quelques marches qu’il fallait grimper pour accéder au cinéma Le Dôme.

Je me souviens qu’à la fin du match dominical d’UGS mon père m’emmenait au Cinébref (permanent) à côté de ce qui était le Grand Passage.

Je me souviens avoir vu le mémorable match de football Angleterre-Hongrie (3-6) au cinéma ABC, place de la Fusterie.

Je me souviens que dans mon adolescence les prix des places de cinéma coûtaient de 1 frs à 3 frs.

Je me souviens, j'avais alors à peine 15 ans, m’être fait virer du Corso (r. de Carouge) par le redoutable placeur Dominique pour baisers répétés et prolongés avec ma voisine.

Je me souviens du « Capitaine Scarlett » et des « Maudits du château fort ».

Je me souviens des séances de cinéma chez la famille Roy au 9 bd  du Pont d’Arve. L’aîné Jean-Louis assurait la projection, les frères José et Yvan officiaient à l’entrée ; pour 20cts j’y ai vu « Charlot joue au golf », « Surcouf, marin d’Orient » et même « Jeanne d’Arc ».

Je me souviens des jolis noms que portaient certains cinemas genevois aujourd'hui disparus : Le Mignon, le Roxy, le Pélican, l'Excelsior.

Je me souviens d’un ciné-club qui s’appelait le Fip-Fop.

Je me souviens du cinéma en plein air à Cesenatico au bord de l'Adriatique, fin des années 50.

Je me souviens d’une association qui s’appelait Action 16 et qui projetait des films lorsque la Bâtie festival était encore au bois.

Je me souviens y avoir vu pour la première fois un film de Wim Wenders, sur le conseil avisé de  Philippe Berthet ; c’était « Alice dans les villes. »

Je me souviens qu’il y a bien des lustres on voulait me faire croire que je ressemblais à Dustin Hoffman.

Je me souviens que lorsque Fonction : Cinéma a été créée, elle était hébergée temporairement dans les bureaux de l’AMR au Sud des Alpes.

Je me souviens qu’en général je vais toujours voir les films des réalisateurs genevois.

Je me souviens d’un superbe film de Pascal Magnin sur la danse.

Je me souviens de deux cameramen d'exception : Jacques Cavussin et le regretté Riquet Rossier 

Je me souviens de mon émotion lors de la première vision du premier long-métrage de mon ami Wlad « Clandestins ».

Je me souviens des « Gants d’or d’Akka » et du « Bol » de Nicolas Wadimoff

Je me souviens du bar à champagne des cinéastes genevois au Festival du Bois de la Bâtie et des interminables soirées avec Loulou (J-L Gauthey) qui tenait toute la scène.

Je me souviens que j’aime beaucoup les films et les documentaires de la Patronne (Patricia Plattner).

Je me souviens que ma passion pour l’œuvre de Jean-Pierre Melville est intacte.

Je me souviens que je revois toujours avec plaisir « 1000.000 $ au soleil ».

Je me souviens d’un film de Pierre Maillard dans lequel jouaient François Berthet et un de mes écrivains préférés Roland Dubillard.

Je me souviens d’ « Attentions aux chiens » de C. Marzal.

Je me souviens que je n’ai pas aimé ce film très médiatisé « Home ».

Je me souviens que je n’aime pas aller seul au cinéma.

….tout passe…

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Commentaires

Et bien moi je me souviens de ces baby-boomers, sexagénaires écœurants, qui, depuis leur fausse révolution libertaire, se tiennent les coudes comme des rats incapables de quitter le navire. Depuis toutes ces années, ils nous expliquent comment penser "culturel" pour finalement nous trahir lamentablement et, par égoïsme et surtout pure jalousie, monopoliser la machine de production du cinéma suisse Romand, de peur qu'un autre, plus courageux qu'eux (c'est pas difficile), fasse ce qu'ils n'ont pas été capables de faire : flinguer leur père pour s'élever plus haut encore... Pour cela il faut une certaine dose de générosité et de grandeur d'âme, ils en sont totalement dépourvus. Tous ces petits Torquemada culturel, ont finalement décidé de se partager la gamelle subventionnée jusqu'à la dernière miette, avec comme seule idéologie, la politique des petits copains. Je m'en souviendrai de ces ex-chauffeurs de taxis et autres faux amateurs de jazz et de littérature qui sont, à la "presque" fin de leur triste vie, que des flics et des donneurs de leçons, bien pensant (mal bandant)... Putain si je m'en souviendrai de ces médiocres qui, gentiment, patiemment, dans le but unique de s'assurer une belle retraite dorée comme de bons bourgeois qu'ils sont devenus, ont glissé de Monk à Morisod et de Lady day à Lolita sans se soucier des générations qui suivaient... Honte à ceux qui ont troqué, par pure lâcheté intellectuelle, Pasolini et Fassbinder, contre Lionel Baier et Ursula Meier... Je m'en souviendrai comme on se souvient de la peste et j'irai pisser sur leur tombes, croyez-le bien...

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 13/04/2009

Moi, je me souviens de Lawrence d'Arabie, au Kinoparama, à Paris, avec l'impression d'entrer dans l'écran géantissime et courbe... D'autant plus que le 00 de Ketama était vraiment puissant !
Au Festival de Cannes, où j'étais au lycée, avec mes potes rejetons de cinéastes, on se faufilait dans les stands du marché pour avoir des invites. Pendant 15 jours, c'était école festivalière, et séances non-stop de 10h à 24h...
C'est comme ça que j'ai vu The Fly des Beatles (une mouche durant une heure sur le corps nu d'une femme - peut-être Yoko Ono) ou un autre encore pire, où les Beatles montaient dans une montgolfière et la caméra, fixée sur le bastingage, filmait le ciel bleu puis entrait dans un nuage et là, du blanc en plan fixe, pendant une heure, sans un seul son. Et on est resté jusqu'au bout, en se disant: il va forcément se passer quelque chose !
C'est aussi comme ça que j'ai vu El Topo de Jodorowski, avec G Harrison.
Je me souviens aussi du couscous donné chez les parents de mes potes par l'équipe de Chronique des Années de Braise pour fêter la palme d'or de Lakhdar Hamina. C'est la star du film qui avait fait la cuisine. Leïla Oufkir (la nièce du méchant) avait les plus beaux yeux du monde et devait avoir 23 ans et nous 18, 19...
Comme il n'y avait que des vieux barbants, elle était venue manger avec nous les jeunes et lorsque j'ai pris un piment vert, elle m'a gentiment prévenu de faire attention, qu'elle n'avait pas trouvé son piment habituel. J'ai gouté timidement la chair, à la pointe, et comme elle avait goût de poivron, j'ai mordu un bon coup. Les graines étaient d'une telle puissance que je me suis mis à sauter dans toute la pièce... Mes potes étaient croulés de rire et la belle Leïla sincèrement navrée...
Je me souviens aussi de Barry Chien Loup (en noir et blanc), qui m'a fait pleurer lorsque le soldat de Napoléon, perdu et à moitié mort dans la neige du col, poignarde le Saint-Bernard (Barry donc) qui vient le sauver et qu'il prend pour un loup...
Et Helzapoppin, la comédie la plus désopilante de l'histoire du cinéma, film culte de mes parents, avec des scènes de musique et de danse à gicler de son siège
http://www.youtube.com/watch?v=R0BHxhUnokU Je vous conseille de regarder jusqu'au bout, c'est 5' de bonheur intégral
Enfin, Marcello Marcello le dernier film de Denis Rabaglia, que j'ai vu il y a un mois, de loin le meilleur film suisse que j'ai vu (même s'il est un peu beaucoup italien). Continue Denis, tu tiens le bon bout.

Écrit par : Philippe Souaille | 13/04/2009

Rahlala, vous me collez une colle, là pierre losio...
Je me souviens que nous avions évoqué la possibilité d'évoquer des souvenirs, mais juste là maintenant, il faut encore que je me souvienne de ce que je dois faire demain.
Alors "hier"...
Je vais essayer de me souvenir. Promis.
Mais après-demain peut-être.
Ou en fin de semaine.
Je vais faire un noeud à mon oreiller.

:o)

Écrit par : Blondesen | 13/04/2009

Non mais, TeufelDunkel! Si on se met à causer cinoche, on y passe la nuit du jour du lendemain des ténèbresmondialisée (elle vous prendra même votre coussin Blondesen)!!Ja, les pere-manents unt les vielles salles disparues, unt le "multiplex" n'existait pas encore, alors il y avait un autre usage de laville, jaaa, on se déplaçait obligatoirement dans d'autres quartiers ou on avait rien à y foutre d'habitude!... Maintenant, hop! Une seule place keine dérive! Unt wie sagt ein Freund plus jung que mich, wenn du willst nicht certaines personnes rencontrés, c'est foutu!
Pon, pour faire court, le jeu de l'île déserte 3films: "Apocalypse now", "The Big Lebowski", "Pat garret & Billy le kid" (nicht konfondre mit Butch cassidy et Sundance Kid", Bitte!) Ja ich weiss, 3 amérikanische (snif! der petit chien), unt alles Tarkovsky, alles Wenders, unt Helzapoppin unt soviel chef-d'oeuvres... Aber ja, mais avec ces 3 là, toujours sehen facettes humaines diverses, jamais ennuyés sur île déserte.... Comme disait l'anchois de la téléchaine: ist mein choix! (ist mich oder sie mussen sein deportiert sur l'island oukoua? so...)
Bien à vous

Écrit par : redbaron | 15/04/2009

@Jean-Alexandre Blanchet, Ja, Teufel, je n’ignorerais pas votre kommentatur (kein angst, c’est une manière de)… Ich unt alles les membres du « trio infernal » dépassons le mittelsiekle, Ja, ich weiss nicht votre âge, mais je vous écrirais ceci. An-artiste à une sainte colère contre le système, wie Kurt Deroy! Je vais donc exprimer un concentré de nos pensées. Non, notre révolution libertaire n’était pas fausse, nous avons perdu! C’est tout! A partir de là, quelle analyse? La colère est justifiée, pourquoi la limiter au « culturel »? Unt réfléchisssons un peu, jaaa… Le cinéma, le théatre, la danse sont subventionnés par l’état. (Comment sont attribuées ces subventions, j’y reviendrais) Les écrivains ne le sont pas, les dessinateurs, auteurs de B.D ne le sont pas, les peintres plus ou moins. Sombre situation. Situation basique, mais les non-artistes la connaissent aussi.
Les subventions et leur attribution, quelque soit le secteur de « culture ». Attribuées au copinage et à la magouille, voire à la classe sociale d’où est issu « l’artiste », ses préférences sexuelles, bref à tout, sauf à son talent (notion qui gnagnagna est horriblement soumis à subjectivité, blablablaaa)!
Chaque société à donc la culture qu’elle mérite! Et elle se distingue par le statut social qu’elle attribue à l’art. En Suisse, et dans bien des pays européens, on l’érige en caste. L’encyclopedia universalis (année ?, unt mein libling schlaft, je ne peus téléphoner à la Jasta) qui mena son enquête dans les années 90 arriva au chiffre suivants, en tenant comme artiste toute personne qui se déclarait telle, précision importante, donc les chiffres aproximatifs, mon cerveaugruyère, hein ? :
Env.90 % des artistes proviennent de classe ouvrière.
Seulement 9% déclarait pouvoir en vivre, mais sur ces 9%, 99% provenait des classes aisées!
O.K? Donc, une fois de plus…Kurt Deroy et An-artiste écument, et se déconectent, donc je continue seul à charbonner!
Une image me viens, un slogan, nicht ein « Tag », « dégaine-toi du rêve impuissant des biens assis » warum? Comme ça pour le fun!
Grâce à An-artiste, je pénétrais (au sens figuré) le monde de la culture, unt je témoigne, ja, krieg fur subventionnen, Kunz second plan (Voilà pourquoi le triplan, Jaaa! Parce qu’il est beau !) ainsi, les cinéastes qui siègent alternativement pour décider qui touche pognon, so, « machin, ne m’a pas donner le pognon, je voterais contre lui ! » « aber, redbaron sagt, sans lire le scénario? » Keine réponse, aber regard très très dunkel! Unt alles « millieu » sont comme ça! Pour ça on les appelle millieu! Aber sans bord, ils ne vivent pas, ainsi An-artiste dégoûté (Wakripfouille, si pense artister, très atristé, kom enemmy ce mit le petit chien, et pense omme celui-ci nettoyer cieux d’humaine présences !) Unt was ressent le desinateur de B.D, devant les milions gagnés pour ein eierKopf, keine poésie, rien, nothing, même pas rikolade? So, es ist ein kestion de société, unt ja, Œdipe... Renversé le père, le dépasser ist besser que le tuer, parce qu’après Oedipe se crève les yeux, so fur ein musiker, ja, aber fur cinéaste, Kunstdiversezieuteur… Dunkel ist nicht licht!
Unt achtung! Mit taxi driver, An-artiste nourri par vater chauffeur de taxi, ja, es sagt in der schule anfragen pour profession „pilote“, ohne précision! Teufel! Tonton Freud, Os court! So nicht dire du mal des „petites“ professions, Même K.Cobain, sagt ist gut, er liebt ouvrier qui permettent artisten exercé l’art sans se préoccuper de toutes sortes de trucs chiants, jààà…
Unt pour vous consoler, je vais aller chercher ein kommentatur j’ai laissé une fois, minuten nicht partir :
Da : http://jmolivier.blog.tdg.ch/archive/2009/01/21/la-suisse-fait-son-cinema.html pour vérifier,unt le Kommentatuzr gagnant ist...
« Ce qui reste assez marrant, en fin de compte, c'est l'aspect "historique". Jean-Luc Bideau, le papa, à joué dans les films de Goretta (GorettaZ?)entre autres à l'époque (combien d'entrée?). Si alors son fils, Nicolas, par une distorsion temporelle, avait "piloté" le cinoche suisse d'alors, Jean-Luc aurait été au chômage, et son fils serait peut-être mort de faim au pire, par exemple! Ou alors, étant de père "inconnu", il n'occuperait pas ce poste actuellement, mais pointerais au chômage qui sait? Et là, vu le traîtement réservé aux artistes*...
Un scénario de film? Hé, ho, ce commentaire est copyright, hein?
*Et pas seulement du 7ème art!!! »
Voilà, Teufel ! Unt je développerais ces (mauvais) sujets un jour,ou An-artiste,ou Kurt Deoy, ou les quatres ensemble!
Un dernier pour la route, extrakt poétik, « O frères humains qui après nous vivrez, n’ayez point contre nous le cœur trop endurci »
Nachste

Écrit par : redbaron | 15/04/2009

Edifiante analyse, Herr Baron et combien juste. Mais en tant qu'écrivain et cinéaste non subventionné (50 films produits, dont une fiction vendue mondialement sans jamais un sou de Berne ni des commissions culturelles genevoises ), permettez-moi deux remarques afin de rester objectif.
1) Si la tête d'oeuf est bien celle à la quelle je pense, avec une feuille de chêne dorée dressée sur la tête, moi je la trouve drôle. Voire très drôle, et même parfois poètique. Et c'est la première chose que mon fils a bien voulu condescendre à lire de lui-même, sans y être forcé. Alors merci.
2) Nicolas, sans l'aura de son nom, serait vraisemblablement resté un fonctionnaire obscur et un peu déjanté du DFAE. Mais son boulot va dans le bon sens. Il n'a pas rajouté de la subjectivité dans les commissions, au contraire il a essayé de leur faire entrer, au forceps, l'idée d'une cible à viser: le succès populaire, plutôt que le copinage. La profession lui en a voulu, et les bons scénars sont rares, particulièrement en Suisse. Cela faisait deux obstacles de poids.
3) Vos chiffres sont éclairants. Mais en dehors des relations et de l'éducation, forcément primordiales dans ce contexte, je vois peut-être une troisième raison: des artistes issus des classes privilégiées auront moins de raison de développer un art dépressif et déprimant. Qui pourra certes être d'une grande et magnifique beauté, mais pas forcément donner envie de l'accrocher dans son salon ou de l'offrir à ses mômes. Ce qui n'enlève rien au fait que j'adore ce que vous faites. Mais lorsque le monde est en crise, il a besoin de lumière, de joie et de rires, pour se distraire et montrer la voie.

Écrit par : Philippe Souaille | 15/04/2009

Je suis désolé, mais je ne parle pas l'Allemand.

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 15/04/2009

RedBaron, en dehors du fait de n'être pas germanophone (qu'il dit) et parfois mauvais coucheur, Jean-Alexandre a le redoutable privilège d'être un très remarquable fleuron de notre commune génération.

Écrit par : Philippe Souaille | 15/04/2009

Pourquoi se cacher derrière tout ce fatra incompréhensible, je ne comprand pas et je ne vais pas perdre mon temps à tenter de décripter ce qu'il veut me dire. Il ne peut comuniquer normalement. Il se croie drole ? Il est obliger de se cacher derière un pseudo ?

Je le connais tu penses ?

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 15/04/2009

Je me souviens de "Non, notre révolution libertaire n’était pas fausse, nous avons perdu! C’est tout! "
Ah non, vous n'avez pas perdu, pour perdre, encore faut il se battre ! Vous avez baissé votre froc pour la tune, pour devenir de bons petits bourgeois, c'est pas pareille. Vous êtes gentiment rentré dans les rands pour, au final, nous servir du toque généralisé. C'est à vous qu'on doit toute cette merde consensuelle et consumériste. Et je ne parle pas de vos faut dieux, la bande (mou) des 4 (goretta, Tanner...) Toute cette merde indigeste et même pas subversive qui n'est même pas devenu classiques, c'est tout dire. Quant vous serrez tous mort, plus personne n'en parlera de ces films de merde. Exit les croulants du cinéma suisse et leurs adorateur mal burné.

Moi, perso, je refuse de tout mettre sur le dos du fils Bideau, c'est trop facile. Il n'a rien a voir là dedans.

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 15/04/2009

@J-A.Blanchet, d'accord, O.K, tu ne veus pas comprendre, j'ai tenté de t'expliquer, tout en ménageant ta sensibilité, tu me ranges dans les nantis sans savoir, ni demander une précision, tu veus fonctionner en vase clos, intérioriser ta colère sans la relier au pouvoir réel, et non seulement culturel, tu m'insultes, alors que je bouffe de la merde depuis plus de trente ans à vouloir...
alors prépare toi, car je vais revenir, avec mes Spandaus, et là mon "petit" tu vas verdir! Et prépare tes arguments sur le combat que tu mènes ou a menés, que ce soit dans la culture ou dans le système social, ainsi que ton origine de classe, car je suis sûr que ce que tu as fait bande dur!
Donc, Nachste, et claquement de talons d'Achille! Teufel!

Écrit par : redbaron | 15/04/2009

"@J-A.Blanchet, d'accord, O.K, tu ne veus pas comprendre, j'ai tenté de t'expliquer, tout en ménageant ta sensibilité "

Tu as tenté de m'expliquer quoi ? A parler Allemand ? Surtout ne ménage pas ma sensibilité je t'en supplie...

"et là mon "petit" tu vas verdir!"

Tu vois, tu m'appelle petit... tu veux me donner des leçons... c'est toujours pareil avec les mec de ta génération... donner des leçons... m'expliquer la vie, encore et toujours...

J'ai déjà réussi à ce que tu arrêtes de parler Allemand et te cacher derrière un héros ... c'est un bon début... maintenant tu vas peut être me dire qui tu es...

"Et prépare tes arguments sur le combat que tu mènes ou a menés, que ce soit dans la culture ou dans le système social, ainsi que ton origine de classe "

Tu veux quoi encore, un test d'urine aussi... ADN... et un lettre de ma maman... Si tu veux savoir qui je suis tape mon nom sur Google je ne cache pas mon nom moi...

J'attend ta leçon monsieur le professeur baron red mort...

"tu veux fonctionner en vase clos, intérioriser ta colère sans la relier au pouvoir réel"

Si tu me connaissait un peu, tu serrais qu'intérioriser ma colère c'est pas le genre de la maison... On contraire, c'est une de mes qualité, tout extérioriser... je suis victime de mon tempérament...

Ne parle pas de "claquement de talons" avec moi, les nazis et le parler chleuh, ça fait peur à ta génération, alors ne joue pas au fasciste avec moi, "les décombres" c'est mon livre de chevet...

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 15/04/2009

So,So, Donc pas de tranchée ici, Monsieur Losio votre jardin va rester en l'état... Une précision, il existe plusieurs triangles comme tout le monde le sait, à géométrie variable... Unt Teufel, il y aurait un triangle aux Bermudes... Et il existe encore un, de Karpman, ja psykologie... Pérsécuteur, Sauveur, Victime. Unt ce triangle pivote sur un axe, unt ainsi, le Sauveur de la "victime" (mais au fait de quoi se plaint-il cet J-A.B, il est bien implanté, jaa, unt pour prendre une citation "estwoodienne" "attention si Bideau s'arrete t'arrivera plus a sortir ta langue de son trou du cul") devient Pérsécuté par lavictime unt etc....
Ja échappant à celui des Bermudes, cette fois je n'échappasse point au second! So je range l'artillerie, et je vais voler ailleurs, méditer sur la société de fourmis de Philippe Souaille, et de la justification du darwinisme social...
Je réglerais ça sur mon Blog ou sur celui du Trio infernal, mit meinen Kollgen libretaires!
Pierre Losio, Bien à vous.
Les autres... Time after time

Écrit par : redbaron | 15/04/2009

@ Blanchette, Ja sur google, tu es, félicitations! Je ne vois pas de quoi tu te plaint dans ton premier commentaire, tu arriveras déjà à écraser les autres, tu es bien de ta génération, les états d'ame tu connais pas! Quand à mon pseudo tu le prends ou tu le laisse, nani foutr!
Effectivement je n'ai rien à t'écrire de plus!

Écrit par : redbaron | 15/04/2009

@Ph.S. Teufel, je viens d'enlever la dernière référence à qui j'étais, An-artiste demande! An-artiste, pseudo veut tout dire pour un lettré! Darwinisme social toujours booon! Untermensch fur arbeit fur la Klasse dominante, unt fermer gueule, pas expression dans Kultur! Touchours violent unt Krado! Jaaa!Gtross rock ki tache unt so! Aber existe pluzieurs sorte d'oeuvres, certaines pour salon, (ich habe kein dass) certaine pour musée unt lieu public,jaaa!...
Unt merdre!

Écrit par : redbaron | 15/04/2009

RedBaron, tu te dégonfle alors, ça m'étonne pas... Si j'avais rien fait tu m'aurais traité d'aigri et comme j'ai fait deux trois trucs, alors je suis "bien implanté" et " je lèche le cul de Bideau"
J'en déduit que tu n'es qu'un petit joueur. Continue à te voiler la face en te cachant derrière ton faut accent et ton pseudo de héros germanique, tu ne mérite pas mieux.

http://www.facebook.com/profile.php?id=1256058730&ref=name

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 15/04/2009

"aigri" trop beau pour leuten sie toi! Moi pas jouer coilles sur la tisch poser! nur les tiennes s'y trouvent! Schluss!

Écrit par : redbaron | 15/04/2009

Pourquoi tu ne communique plus normalement avec moi comme dans ton com ou tu voulais me donner des leçons ???

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 15/04/2009

Ahh, c'est bon je t'ai reconnu.... tu es Michel Chevrolet....

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 15/04/2009

Eh bien Jean-Alexandre, quelle entrée tonitruante ! Bienvenue au club très ouvert des dé-blogueurs tdg/24H. Dommage toutefois que tu t'en sois pris au Red Baron, qui est à mon avis le meilleur d'entre nous (et pas seulement parce qu'il est le seul à avoir lu mon livre). En tout cas le plus déjanté. Au fait Baron, les fourmis, c'est OK, mais les bébés pieuvres en tapas, vous en pensez quoi ? Pas encore arrivé à ce passage ? C'est un de mes préférés...
Tu devrais aller sur son blog (Red Baron, sur 24Heures), pour voir un peu son travail. Et si tu en veux plus, j'ai mis le lien sur son site perso dans mon mur Face au Bouc auquel tu as accès.
Baron, Blanchet est certainement un de nos comédiens les plus sensibles et un vrai bon type. Comme nous tous, il a fait des trucs plutôt bien, mais il n'a pas marché suffisamment avec le système pour s'en sortir comme il le mériterait.
Ach la vie d'artiste, gross problem !

Écrit par : Philippe Souaille | 15/04/2009

Neiin, Phillipe Souaille, Nicht mehr donner le site de An-artiste! Bitteschön, demande expresse de lui! Nicht mehr existé, toujours leurten wier Machin, méchant, porte bien le titre de sein première émission, de hooligan de TV, machen cervau mou, même pas cerveau-lent! Ce genre de gens "je ne leur pisserais même pas dessus si je les voyais bruler sur le trottoir", Fur mich, es ist wie eierkopf, ein décervelage organisé unt obligatoire, unt je sui fâché, jaa, unt mein Blog s'autodétruira dans quelques jours, jaaa, unt les prolos, ca je comprendre plus que 2 fois, jaa, touchours les pieds dans le plat mit koleren, jaa, aber keine raison avoir? Touchours tort? O.K! J'ai noté, ein théatreux disait à an-artiste quand il vivait dans une alte chambre à lessive mit kein wasser (en Swiss, jaaa, denken wenn ist in der "tiers-monde",ist plus facile weil viel anderan compagnons, jaaa) et alllait pisser unt chier dans les toilettes publiques du coin, unt prenait l'eau dans la bouteille au robinet extérieur... "Tu n'as jamais fait beaucoup de concession" unt an-artiste répondre ja unt je dois être condamné à vivre wieso? Unt sie Ph. Souaille sie denken es ist normal? Nein, lutte des classes toujours présente, temps manque! aber j'espère vivre assez viieux pour voir la destruction s'abbatre sur ce monde, déstruction dont il ne démérite!

Écrit par : redbaron | 16/04/2009

Et j'ajouterais au propos du redbaron ceci: Machin Blanchet de notre télévision, quelle beauté avez-vous amené jusqu'ici? Inutile de répondre, je suis aussi au courant! A l'inversee de vous, je ne me met ni ne me fait mettre sur facebook, ceci pour faire grossier, les prolos, sont comme ça, sans culture et grossier! a l'inverse de vous et de bien d'autres, je n'ai pas besoin qu'on connaise mon nom! Personellement, je me passe de la notoriété, je me passse qu'on me reconnaise dans la rue, je me passe que des jpournaliste soient nourris en écrivant sur mes oeuvres, etc.! La seule chose qui m'eut intéressé fut de pouvoir créer, accomplir mon oeuvre avec plus de sérénité et d'efficacité! Chose impossible, et de plus déniée par l'organisation sociale les chiffres cités par redbaron sont clairs pour qui sait lire, et approuvée visiblement par Monsieur Souaille! Et à ce propos, Monsieur Souaille, qui a dit que "la beauté sortait souvent couverte de merde"?
Combien de van Gogh? Combien de Cobain? Combien de Rimbaud? Combien de Hendrix? Combien d'artistes inconnus ce monde doit-il encore acvoir avant de...
et Merde...

Écrit par : An-artiste | 16/04/2009

Wasted time! An-artiste, redbaron, insultes trop graves et profondes, méritent réflexions par Trio Infernal, retour à la base pour consultation!

Écrit par : Dark Veyer-Kurt Deroy | 16/04/2009

Je vais donc enlever l'adresse de votre site de mes références, puisque vous le désirez. Mais je ne vous comprend pas. Pourquoi créer, si ce n'est pour être vu ?
Il n'y a pas d'âge pour réussir à percer. Certes, tous les talents ne percent pas. Mais tous ne persévèrent pas non plus comme vous le faites. Et il n'y a pas d'âge pour profiter de ce minimum de confort auquel vous avez droit.
Autant je suis le premier à dire qu'il ne suffit pas de se désirer ou de se prétendre artiste pour l'être, autant il me semble évident que vous en avez toutes les caractéristiques, à commencer par le talent.
Laissez glisser l'insulte comme l'eau sur les plumes d'un canard. Surtout lorsqu'elle ne vous est pas destinée et que l'on vous prend pour un autre...De ce point de vue, la politique, ça aide

Écrit par : Philippe Souaille | 16/04/2009

5/5, D.V, K.D... Ca va chier!

Écrit par : redbaron | 16/04/2009

O.K! Publication du "manifeste barbare"? O.K j'arrive... ouais, ça va chier! Monsieur Losio, désolé, heureusement Attila, membre honoraire du "Trio" ne s'en est pas mêlé! Jolies vos fleurs, chouette votre article. Content de vous avoir connu...

Écrit par : An-artiste | 16/04/2009

"La vie est trop courte pour rosser tout le monde, et il faut encore faire un choix parmi les avortons."

Léon Bloy

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 16/04/2009

@Philippe Souaille, Ok, je vous réponds encore cette fois, mais convocation du « Trio infernal » oblige… Merci d’avoir bien voulu effacer la référence au site, j’ai fait de même sur mon Blog. (Je voulais le faire bien avant, mais impossible, plus d’accès normal au blog…) les gens intéressé par l’art ou la B.D savent quels termes entrés dans google ou autres, et patienter et trouver.
Un pseudo, c’est un pseudo, il ne sert pas à dissimuler l’identité, ce n’est pas une lettre anonyme, c’est une liberté, et une liberté prise y compris sur la vie habituelle, voire une séparation de domaines. Maintenant je vais répondre à la question voire aux questions.
Évidemment que l’on crée pour être vu ! MAIS, PRECISION IMPORTANTE POUR MOI, CE QUI DOIT ETRE VU SE SONT LES ŒUVRES!
Des œuvres peintes j’en ai des milliers, les dessins non-signés de mon nom par centaines, pour des actions politiques et autres revues, ou pour des spectacles je ne les ai évidemment plus, des planches de B.D, furent détruite par … Si pour ces dernières il existe peu d’album, c’est une question de critères PERSONNELS de qualité! Analyse esthétique, ce qui est dit dans l’image, etc. D’où nombreuses pertes, réutilisation du dos des feuilles, etc. Et là, s’amène une autre question, c’est comment les artistes vivent! Pour pouvoir créer, après le chantier vers 16-17 ans, un boulot à mi-temps pour survivre. Distribuer le journal local aux abonnés. La-dessus, il faut vivre et payer le matériel, parce qu’on ne nous le donne pas, non! Aucune aide! Expédients divers, femmes d’artiste qui partagent (pas à partie égale, hélas) vie matérielle de merde!
« Il n’y a pas d’âge pour percer », à condition de ne pas être mort auparavant, ce que la société adoooore! L’expression artistique et soyons sérieux sur ce terme, est vissé à certaines personnes! Elle peut provenir d’un manque dans la vie courante! Donc le talent (qui aujourd’hui est hors critère, IL SUFFIT DE MATER LES b.d, LES-saloperie de caps lock !- peintures etc.)… Et je rassure mes ennemis, tant que leur situation sociale n’aura pas changé, plus d’art de la part d’An-artiste, ou du redbaron ! Que la société se contente de ce qu’elle à, c’est son produit! Toute cette merde, c’est son choix!
Bref, la création artistique vissée explique la persévérance dont vous parler! On a quelque chose à dire ou pas!
Si vous avez lu la dernière BD, vous aurez peut-être remarqué la volonté d’"in-ésthetisme" de celle-ci ! C’est un point de vue conscient! Une volonté d’artiste! Vous l’avez dis vous-même, et vous n’êtes pas le seul à me l’avoir dit, vous demandez à être distrait de ce monde difficile, et moi aussi, MAIS PAS SEULEMENT, en ce qui me concerne!
Quant au minimum de confort dont vous parler, certes, là j’ai un toit sur la tête, etc., si c’est un droit, ben… il me fut peu accordé, et même maintenant je le paie cher, et mein liebling aussi!
Bref, vous avez raison, sur le désir d'être ou non artiste, moi ça ne me dérange pas, c’est affaire de subjectivité et juste un statut (de merde, et à moi officiellement retiré, en espérant obtenir un supplément d’AVS, dont le fic était absent de mon portefric, en plus)… Merci pour vos compliments…
Non, je ne peux toujours laisser glisser l’insulte! D’accord, comme je l’ai expliqué, je suis tombé dans le fameux triangle de Karpman (A.T et autres). Je ne connaissais pas ce membre des « Gros cons » qui apparaissant par hasard sur mon écran TV, me faisait immédiatement changer de chaîne, et qu’un copain amena en DVD CHEZ MOI, et au bout de 2 « gags » je lui dis que merci, mais je ne pouvais supporter ça!
Donc, le jeu du triangle enclenché, c’est la merde! Et dans la mienne situation actuelle, une plainte d’un faux plaignant, (mossieur ne bouffe pas de la merde, à voir son facebook, etc.), et des petites insultes de fan de foutebol et de regarde mes burnes, etc. de tout ce que je déteste, cette forme de méchanceté qui se porte si bien en Suissromande, que l’on doit subir partout, ajoutée au fait que vous trouvez normal la sociologie de l’art mentionnée ci-dessus, me heurte profondément!
Et la politique n’aide en rien, elle aggrave…
Bon, j’arrête, le « Trio infernal » m’attend… On y retrouvera certainement quelques points de vue développés dans ce looooooooong commentaire, mais en pire… Prendre les armes de la critique, avant de passet par la critique par les armes !
« A trop spéculer sur l’issue on risque de prendre ses désirs pour des réalités. L’arbitrage des armes seul décide à coup sûr. C’est pourquoi il nous faut porter la guerre chez l’adversaire »
ils sortent
Macbeth, acteV, scène V
Déjà cité… ailleurs

Écrit par : An-artiste | 16/04/2009

Ah, elle est jolie la BLANCHETTE! et sa citation de Bloy trèèèèèèèèès finement choisie! Voilà qui VOUS cause dans le poste!

Écrit par : An-artiste | 16/04/2009

@Pierre Losio, là pour la part "Trio infernal" c'est terminé, encore une fois désolé, personne ne méritait ça...

Écrit par : An-artiste | 16/04/2009

Oui, an-artiste, c'est la Blanchette déguisée qui pleurait "au loup", et qui mange la bergère!

Écrit par : Chapron-rouge | 16/04/2009

Pardonnez-moi, An-artiste, d'avoir été brutal. J'ai oublié que la vie vous avait écorché plus que de normale, et vous ait parlé sans détours, comme je le fais habituellement avec les gens que je respecte. Sincèrement désolé de vous avoir blessé. Mais peut-être cela-peut-il nourrir votre art ?
Je ne trouve pas que la sociologie de l'art soit normale et encore moins qu'elle soit juste. Elle est, tout simplement. Et je ne crois pas, je ne crois plus que la révolution ou quoi que ce soit puisse y changer quelque chose. Parce que le talent, par exemple, n'est pas donné à tout le monde de manière égale et parce que l'éducation, le milieu dans lequel on vit influence aussi, forcément.
Ce n'est pas un hasard si dans le rap français, où ils sont quand même grosso modo tous issus de la zone, celui qui sort du lot, par sa poésie et son savoir jouer des mots, est lui fils de bourge, à savoir MC Solar.
Maintenant, le talent et la nécessité sont des trucs tellement forts qu'il existe quelques diamants bruts, qui bien que fils de la classe ouvrière, émergent à la lumière. Je me répète en me disant que je pense que vous en faites partie, mais je le crois. Même si l'art pictural n'est pas mon média préféré, je pense avoir en la matière une certaine intuition. Il y a des oeuvres qui m'impressionnent ou pas.
Il ne faut pas confondre l'art et la communication. C'est vrai dans l'écriture et je sais de quoi je parle, comme dans l'image. Parmi ceux qui parviennent à vivre de leur passion (l'écriture, la musique, le dessin etc...) beaucoup ne font que communiquer. Cela fut mon cas dans 95 ou 97% de mes activités depuis 32 ans que je suis entré dans la vie active. Avec pas mal de hauts durant 28 ans, et nettement plus de bas depuis 4 ans, durant lesquels, même si c'est de l'essai philosophico-politique, j'ai essayé de développer une oeuvre plus personnelle. Mais je persévère, car c'est un travail de longue haleine.
Nombre de mes amis font les deux. Pas mal d'alimentaire par ci, un peu d'oeuvre personnelle par là. Il faut bien vivre, payer la pension des gosses. Leur oeuvre personnelle à temps partiel, forcément, n'atteint pas la force d'un Michel-Ange, dont j'ai lu (dans Nietszche) que la technique du dessin n'était pas son fort au début, et qu'il avait travaillé comme un forcené durant 15 ans pour développer son art. Ce qui fait beaucoup de for tout de même...
Pour ce qui est de JAB, pour tout vous dire, je n'aimais pas davantage les Gros Cons, même si je suis ami avec plusieurs d'entre eux, qui sont de bons, d'excellents comédiens. Les scénarii étaient triviaux. Ou scato, comme ceux des Nuls, que je déteste alors que j'adore les Inconnus. Faut-il refuser de faire le bouffon ? C'est un choix personnel.
Une seule chose est sûre à mes yeux : ce n'est certainement pas parce qu'on se drape dans la vertu non-concédante que le talent vous nimbe tout à coup. D'autant que cela ne sert généralement qu'à actionner le bras du bandit-manchot des subventions.
D'un autre côté, il faut voir les choses comme elles sont. La vie est une succession de choix. Vous pouvez choisir de vous coulez dans le moule et d'aller bosser comme papa-maman, ou choisir une autre voie, celle de l'art. Là vous pouvez accepter de lécher le derrière de qui de droit (c'est une image, mais pas toujours et puis il y a des derrières plus allèchants que d'autres) ou choisir une autre voie. De vous adresser aux gens, ou d'exprimer votre feu intérieur, tout cela c'est des choix.
Mais lorsque nous avons choisi de ne pas aller bosser comme papa-maman ou de dédaigner les derrières de passage (des occasions, tout le monde en a, même si le carnet d'adresse de papa peut aider et même fortement), nous avons fait des choix. La fierté d'être resté intègre, c'est un bien rare, donc précieux, même s'il ne met pas de beurre dans les épinards, pas même dans les spaghettis.

Écrit par : Philippe Souaille | 16/04/2009

Et bien moi, Cher Monsieur LOSIO, je me souviens de ces films qui ont marqué ma jeunesse, tantôt sur un ton léger et comique comme l'Aile ou la Cuisse, Rabbi Jacob, qui me faisaient rire aux éclats accompagnée que je l'étais par mon frère cadet. Aller au cinéma était une vrai fête, un moment tellement magique.
Et puis plus tard, un film, une sorte de monstre qui envahit vos sentiments, une force : Sous le Soleil de Satan de Maurice PIALAT dans lequel Gérard DEPARDIEU semble crever l'écran par sa présence scénique.
Les petits salles de cinémas sont en danger, il est vrai et c'est regrettable. Combien ont fermé et juste une question que devient le PLAZA à Chantepoulet dans tout celà ?
Cordialement,
Béatrice FUCHS

Écrit par : beatrice fuchs | 16/04/2009

Puisqu'on parle de cinéma, une anecdote encore, liée au message de fond du Baron Rouge, qui je crois l'éclaire utilement
Lorsque je me suis lancé dans la production de mon premier film, Ashakara, je pensais bénéficier du soutien de deux copains de mon père.
André Rousselet, patron de Canal + (ancien trotskyste comme mon père et plus gros acheteur de Simca - que mon père conseillait comme ingénieur - du temps où il était patron de la G7 quasi monopole du taxi parisien.
NB: dans la même catégorie d'ex-trotskystes à succès de cette génération, Eyssel, fondateur de la FNAC et Trigano, du Club Méd, qui ont tous démarré en offrant aux gens un service de masse et de qualité. Même si l'on peut discuter de ce qu'il est devenu.
Jacques Pelletier, lui était Ministre de la Coopération (mon film était une copro africaine) et député de la circonscription de l'Aisne où se nichait le château familial. Ils se connaissaient depuis l'école, puis la guerre, et mon père y avait construit un circuit automobile.
Résultat des courses, je n'ai eu ni Canal, ni la Coopération, mais j'ai fait le film quand même - avec les plus grandes difficultés - car j'étais trop engagé pour reculer.
Si je n'avais pas cru avoir accès à ces pistons, je ne me serais jamais lancé. C'est aussi comme cela que joue l'origine sociale, je présume.
Au final, j'avais vu ces deux amis, déjeûné avec eux (ils me connaissaient depuis tout petit) et ils avaient transmis mon dossier avec un mot de recommandation à leurs sous-fifres respectifs. Qui avaient fait ce qui ce fait souvent dans ces grosses structures, lorsqu'on est jaloux de son pouvoir et qu'on reçoit une reccomandation pour un ami du patron: on le met sous la pile, pour le punir d'avoir voulu utiliser un passe-droit.
L'histoire ne s'arrête pas là. Nathalie Bloch-Laîné, de Canal, très fière de faire et défaire le cinéma français dans son salon, comme Philippe Berthet avec le cinéma romand, avait été odieuse. Elle avait refusé le film à tous les stades de la production et finalement, je le montre, terminé, à sa remplaçante, au Festival de Cannes, NBL étant en congé maternité. Sa remplaçante, enthousiaste me promet de l'acheter, puis... plus rien. J'apprend alors qu'à son retours, sans l'avoir vu, NBL a formellement bloqué l'achat. La France reste le seul pays francophone du monde a ne l'avoir jamais diffusé en télévision. Ce qui m'a coûté, à moi personnelleemnt, vu que ma part se résumait aux droits français, dans les 200 000 CHF...
Au Ministère de la Coopération, le fonctionnaire ad hoc, Brunet, avait pris comme prétexte l'âge du réalisateur. Jean-Pierre Bekolo, que j'avais choisi sur les clips de makossa qu'il avait réalisé. Il avait 23 ans, comme Orson Welles au moment de Citizen Kane. Emoi, articles indignés dans Jeune Afrique et du coup, la Coopération offre à Jean-Pierre 100 000 FF pour faire un court métrage au Cameroun.... avec lesquels il est parvenu à faire un long: Quartier Mozart. Un premier long qui lui ouvre les portes de la cinématographie internationale et qui reçut l'année suivante à Cannes le prix Afriques en création du... Ministère de la Coopération, remis par Brunet en personne.
A qui je n'ai pu m'empêcher de décocher une remarque acerbe lors du cocktail qui suivit.
Finalement, pour compenser le manque financier, j'avais du prendre un réalisateur de la TSR, celle-ci doublant la mise, en cas de réalisateur suisse. Gérard Louvin fit honnêtement et avec dévouement son boulot, je l'en remercie ici, mais évidemment dans le contexte festivalier international, le retentissement n'était pas du tout le même qu'avec un jeune réal africain...
Même si la dernière personne a avoir acheté le film, pour sa chaîne de télé aux Etats-Unis, n'est autre que Morgan Freeman en personne, ce dont je suis très fier.

Écrit par : Philippe Souaille | 16/04/2009

" Si les gens sont si méchants, c'est peut-être seulement parce qu'ils souffrent. "

Louis-Ferdinand Céline

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 16/04/2009

@philippe Souaille
ton dernier récit contient une erreur d'appréciation : il n'y a pas d'anciens trotkystes.......il n'exsite que des trotkystes. !
...bon c'est une opinion.... d'accord. :-)
j'vais recevoir CD et DVD de Code...me rézouis ?
pierre

Écrit par : pierre losio | 16/04/2009

Vous vous réunissez en milice maintenant ? Une bonne milice d'artiste de gauche qui pense...

Si vous relisez mes coms, pas une fois je prêtant être un artiste ou je ne parle d'art, je me contante d'attaquer une certaine génération qui sclérose totalement le circuit du cinéma suisse romand.

Le problème avec les gens qui navigue sur le net sous une fausse identité, c'est que parfois on peut les prendre pour l'un de vos ennemis, ce qui est, en l'occurrence, le cas.

Moi c'est clair, je suis qui je suis, et vous ne vous êtes pas gêné pour bien me le rappeler (ce que je ne peu pas faire avec vous, vu que vous n'êtes pas qui vous êtes... ) mais ça, c'est pas grave, j'assume tout ce que j'ai fais et surtout qui je suis.

Pour faire des films, il faut de l'argent, c'est bien le problème. Pour peindre ou écrire on n'a pas vraiment besoin d'argent. (Je ne parle pas pour vivre bien sur) RedBaron les films que tu cites et qui sont unanimement aimer de tous (là tu ne prend pas le moindre risque) il n'y en a pas un à moins de 10 millions de dollars et je compte très très petit, ça c'est là réalité du cinéma.

Alors pour le reste, je n'ai pas de leçon à recevoir de vous....
Je suis né en 1964, j'ai passé mon enfance dans les odeurs de térébenthine et de peinture à huile, dans une maison pleine de courants d'air avec plus de 20 chats qui couraient partout, une dizaine de paons dans le jardin, sans parler des renards et autre furet. Quant j'avais 5 ans, mon père (Maurice Blanchet 1916-1978) m'expliquait comment tendre une toile sur un cadre. J'ai vécu toute ma vie entouré de chevalets, de pinceaux et de peintures de mon grand père (Alexandre Blanchet 1882-1961) accroché au mur. Je sais ce que c'est qu'un artiste croyez le bien, c'est pour ça que je ne prêtant pas en être un (contrairement à vous, on peut être prolo et prétentieux, ce n'est pas incompatible...). A 8 ans, je passais mes jeudis après midi chez Robert Hainard à Bernex entre les copeaux de bois qui jonchait le sol et que j'arrive encore à sentir et les tartes aux pommes de Germaine, ça femme. Tout les étés de ma jeunesse, avec mon père, j'allais piéger des castors dans le sud de la France pour les réintroduire dans nos cour d'eau suisse, ou alors j'allais courir le maquis Corse avec mes cousins de mon village (je suis corse du coté de ma mère). Vers 10 ans mon parrain, François Jacquet (le pianiste) ma fait découvrir la musique : le jazz, le rock, j'ai passé des heures dans son ni d'aigle de la-tour-de-Boel à tenter de sortir un son d'un vieux synthé (EMS Synthi Aks) ou à écouter Coltrane, Monk et Jimi Hendrix...

Alors vous me faite doucement rigoler les artistes maudits. Maudits par qui ? On ne sais pas! Peut être par vous même finalement...

Pour finir, je vous dirais une chose, je hais profondément la BD... J'en n'ai jamais lu une et je n'en lirais jamais. Imaginez Chaïm Soutine fessant de la BD... Ah, ah ah, on se mare bien avec vous les mecs...

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 16/04/2009

@J-A Blanchet
Ah oui j'en ai passé des heures et des nuits dans le nid d'aigle de la Tour de Boël avec la deuche noire garée en bas n'importe comment.
François c'était mon grand frère (c'est ce que disait sa mère et ce que j'ai tjrs pensé), j'ai tout appris avec lui.
Merci de l'évoquer. chaque fois que je passe devant le 10, r. des Alpes (c-à-d chaque jour) je pense à lui.
p.l
.....je n'aurais jamais imaginé que ce "je me souviens" suscite 37 commentaires et tant de controverses auxquelles je ne me suis pas mêlé

Écrit par : pierre losio | 16/04/2009

@J-A Blanchet postscriptum
pour moi la BD se limite à Black et Mortimer, Tintin et les Freak Brothers...rien de plus.... rien dans mes ch...ttes non plus.
Maintenant est-ce que Reiser et Bosc c'est de la BD ? Suis trop ignare en la matière pour le savoir....je laisse ça aux érudits qui batoillent dans le cocktails de vernissage où je ne vais jamais.
p.l.

Écrit par : pierre losio | 16/04/2009

Ka ma chte dik ja kona personn, ka ja fé de la radieauo u tu cinocshe, et ka les seul pist pistonne son dan mas kess et k ta konitre moa pa lego e si on me pra avec un lifr mame avek da bul et des bills, j'ta nike ta tete mem sest pas le tienn ka colortri on sai koi ces la mousik ka je jou da lepinette ave l deuzios trombine dan la kav da jaz. Ka la té sé sair s'été vkmentmioche kacéta nous kon bavé da l microbe! Ka t fisse de prolo ja piss dadans. et k pa dir pl e kopin la voté la kradit por ja fa la édukation de la papié c pa bo da la cor, ma tu peu far la tournate, ma pas lassé papié par tort. k ja ma fé toute seule, ka ja veu ma rolrroce, ka ja sui pas artrist kom toi, ka papa et granpapa c tai tous artiste ma pa moi.

Écrit par : Psudo | 17/04/2009

@PL, Le nom de mon camarade est Blake, comme le poète William. Merci

Écrit par : Mortimer | 17/04/2009

@J.A Blanchet, Pierre Losio Philippe Souaille et les autres…
J-A B, vous avez raison, c’est sur les blogs, dans le poste de TV, à la radio ainsi que dans les journaux et magazines, dans la bouche des hommes politiques, et maintenant sous votre clavier, c’est tout de la faute de Mai 68, et aussi de la décennie et demi-suivante! En mai 68 j’avais 12 ans, et de ce côté-ci des alpes, pas de comité lycéen, presque aucun trouble mis à part quelques brutalités policières Outre-Sarine. Mon adolescence commence en 1970.
Donc, c’est de notre faute, à nous générations précédentes et surtout celles et ceux de la révolte, la situation du monde actuel, sa pollution, ses famines, et autres graves problèmes… Il est évident que tous ceux qui s’engagèrent, furent blessés, voire laissèrent leur vie pour « changer le/de monde », ou simplement l’améliorer, sont coupables des exactions néolibérales en TOUT domaine. Leur rébellion empêcha les choses de suivrent leur cours normal, et ainsi le monde n’arriva à l’extinction de manière plus rapide !
Le futur seul nous dira de combien de temps de prolongation il s’agit!
Les communistes, même non-staliniens, se virent pareillement accuser! Il est vrai qu’on se demande pourquoi vous avez des vacances, des loisirs, et que vous n’ayez pas passé votre vie soit à la mine, soit à l’usine, soit aux champs, douze heures par jour, sans week-end, à moins d’être nés du bon côté de la monnaie!
Ah, mais j’oubliais, tout ceci ne vous intéresse pas, seul le cinoche, les subventions, postes et profits comptent pour vous! … Et effectivement, vous ne parlez ni d’art ni d’artiste, un peu tel Lionel Baier interviewé sur la section cinéma de l’ECAL, tint un long discours de type décisionneur économique, ou n’aparaissait pas la moindre notion d’art, mais laissons-lui qu’il était dans son rôle, celui d’un directeur. La « certaine génération qui sclérose totalement le circuit du cinéma suisse romand » n’est peut-être pas celle que vous dénoncez.
Comme déjà mentionné, je ne navigue pas, je survole le net, et sous pseudo, ce qui n’est de pas loin une « fausse identité », mais nom d’emprunt, nom de scène comme le font certains artistes, écrivains et comédiens. Ceci donne simplement une liberté supplémentaire, et ne vise (sic) pas à l’immunité pour de potentiel règlement de comptes extérieurs.
Oui, vous êtes qui vous êtes, je l’ai vu, vous jouez parfaitement de la "victimisation" pour mieux planté vos crocs (qui au niveau du plan de carrière ne font visiblement pas que rayer le plancher, mais laboure le plafond du niveau inférieur. Et ne niez pas que ce soit grave, de ne pas savoir qui est le redbaron, ça l’est, vous brûlez du feu intérieur de le sciez, ah!, Mais cela vous ne pourrez que le rêver, car cela fut fait par d’autres, ne supportant pas sa manière de faire sauter les ponts derrière lui. Quant à vous assumer, ce que vous êtes, vos pensées et vos actes, ce n’est là que la normalité humaine.
Disons, que l’argent un fois de plus est le nerf de la guerre, même si cette règle me déplaît plus que souverainement, mais je suis de cette génération maudite, qui pensa abolir cet échange marchand ! Vous en mesurez effectivement, l’étendue de l’horreur qu’une telle pensée fit régner sur ce monde, vu que c’est cette génération, nous l’avons vu qui est coupable! Au-delà de ce fait, effectivement, il est difficile de CRÉER quoi que ce soit si l’on EST MORT, faute d’argent et vu que tout se vend et doit donc s’acheter!
ERREUR Monsieur, les films que je cite ne sont ni unanimement aimer de tous (il y en a que certaines personnes ne connaissent même pas, et parmi ceux qui les ont vus, qui ne les aiment pas).
Peckinpah, à eu de grands problèmes avec les producteurs, ces films étaient des films à petit budget
Coppola, Apocalypse now, l’a amené au bord de la ruine, et fut sortit que grâce à sa présentation en version même pas définitive, qui emporta l’adhésion de Claude Berri notamment, qui participa au sauvetage financier de l’œuvre
Les frères Coen, ne tourne pas de superproduction, et le Big Lebowski, ne fut pas un « Blockbuster »…
10'000'000 de dollars et vous comptez très petit ? Il n’y aurait aucun film à présenter au festival du film indépendant américain de Sundance, donc!
Il ne s’est en aucun cas s’agit de vous donner de leçon, au départ, n’importe qui peut le constater dans le premier commentaire, celui-ci vous donnait raison, et même des raisons!
Votre vie, je vous la laisse, je ne juge pas, aucune éducation n’est parfaite, les névroses en découlant diverges d’une personne à l’autre, et son plus ou moins supportables par la personne ou ceux qui le connaissent (rassurez-vous, au passage, je ne vous connais pas, et n’ai aucune envie de vous connaître).
Je ne crois pas à la théorie ou aux expressions telle que « artistes maudits » « d’amour et d’eau fraîche » « bouffer de la vache enragée » etc., aussi vous pouvez les utiliser toutes et comme bon vous semble. En réalité il ne s’agit là que d’une dissimulation sociale. Cacher la subversion créatrice (collez au mur cette foutue génération et se rebelles) en est le but. Dissimuler la finalité du discours du créateur (la gratuité contenue dans l’œuvre et par l’œuvre), voire l’empêcher par la censure économique (Rembrandt et sa ruine organisée par la bourgeoisie de sa ville), tels sont les buts de telles « expressions langagières automatique »
Eh, bien, vous haïssez la B.D, la belle affaire (sic)… Imaginez Soutine passant à la télé dans « les gros cons »…
Vous, vous ne me faites pas rire du tout, je trouve cela plutôt triste pour ne rien dissimuler

@Pierre Losio, et vous êtes conseiller d’état? Vous prétendez (à ce que j’ai vu en cherchant le triste individu ci-dessus) éduquer les enfants et les « civiliser » (puisqu’il commente des « incivilités » donc) en confiant la réalisation ou scénarisation à votre relation, enfin!
Seconde chose, bien qu’ignorant, et l’avouant, vous classiez une forme d’expression dans la case « littérature de chiottes » ? Oui, j’adore remplir les points que les autres laissent en suspension? Puis, vous tenez l’érudition ( et non pas le snobisme) l’ERUDITION donc dans le mépris? Vous êtes donc intéressé par la politique uniquement parce qu’elle paie votre loyer, et ce que vous jugez bon à prendre de la culture et de la société marchande?
N’ayant jamais cru qu’un quelconque politicien n’était capable d’autre chose que de gérer la misère afin qu’elle se pérennise, je n’en suis pas étonné…
@Philippe Souaille, Il n’a pas été dans mon propos de créer une nouvelle « élite » « ouvrière », une caste ouvriériste. Il se trouve que je déteste le mépris affiché par certains sur l’ensemble des « travailleurs ». Qui construit les maisons, qui ramasse les poubelles, qui est à la finale la société, si méprisée des « élites » actuelles? Qu’ils s’arrêtent ces milliards de Personnes, et là… De mon côté j’ai le respect de mes pinceaux, je pense à l’ouvrière (ce sont le plus souvent des femmes qui sont dans ces usines) qui en a assemblé les poils (synthétique ou non), je sais au plus profond qu’il y a des gens exploités derrière chaque chose que je touche, sens, etc., que je n’ai pas réalisé moi-même. Et en tant qu’artiste, je n’ai pas l’impression d’appartenir à un autre monde, mes productions sont simplement différentes, sinon je suis soumis aux même conditions qu’eux, cette situation (avec un plus c’est de ne pas être reconnue comme « travail ») d’esclave me déplaît mais j’en connais les maîtres!
Bien à vous, lecteurs

Écrit par : redbaron | 18/04/2009

"Chose promise, chose due…"

Je me souviens du cinéma…
Je me souviens ?
Je ne me souviens pas façon Georges Perec: je n'aime pas les techniciens des mots, les fabricants de mots croisés ou de palindromes. Les metteurs en mots me font chier.
Ma règle, c'est "pas de règle !"
Rimbaud et Céline sont passés par-là.
Je me souviens…
Je me souviens des Enfants du Paradis.
Prévert m'a embarqué dans ses mots que Carné mettait en images.
J'étais Baptiste qui regardait le monde d'un air ahuri et le repeignait en noir et blanc, souvent en noir.
J'étais Frédérick qui voulait bouffer le monde avec un cœur et un bagout gros comme ça, qui partageait ses gains, ses bonnes fortunes, ses dettes, ses poulettes et découvrait le monde des nantis et des grands derrière les paillettes.
"Mes compliments aux auteurs…"
J'étais amoureux de Garance – comme tous les autres – parce qu'elle était trop belle pour être vraie, parce que la Vérité n'est jamais toute nue, parce que sa voix faisait frissonner mon âme.
J'aimais Nathalie parce qu'elle était triste et parce qu'elle aimait Baptiste.
J'aimais les poulettes de Frédérick parce que Paris… parce que Paris…
- "S'il fallait tuer tous les imbéciles…"
- "Ah oui, bien sûr…"
J'étais Lacenaire, parce que jamais je n'accepterai d'être décapité par un bourreau de province après avoir planté un sot de caste supérieure.
"Avril, mon pauvre Avril…"
Bientôt le joli mois de mai.
Je me souviens de "Vol au-dessus d'un Nid de coucou" et de "Forrest Gump", mais c'était bien plus tard.
C'est au Scala que j'ai appris à dégrafer un soutien-gorge et c'est pas de ma faute:
c'est Mireille qui avait insisté pour aller voir "Sissi".
Elle avait de beaux nichons (Mireille, pas Sissi – ceux de Sissi, j'ai pas vu).
Cinéma… j'ai adoré Romy Schneider, après.
"Les Choses de la Vie"…
Faire son cinéma… inventer, délirer, faire exploser les règles… "tac-tac-tac-tac!"
Teufel!
Délirer avec mon ami redbaron est un pur plaisir, en technicolor sous-titré.
Le film est interdit aux gros cons.
Voilà.
"L'ai-je bien souvenu ?"

:o)

Écrit par : Blondesen | 18/04/2009

Baron, un meskine trouve toujours un plus meskine que lui (proverbe arabe et meskine, en gros, c'est pauvre, voire mendiant). En l'occurrence pour moi aujourd'hui, les damnés de la Terre sont les pauvres du sud, qui galèrent vraiment quand le filet social et les conditions de travail ici, chez nous et dans les pays voisins se sont quand même considérablement améliorées depuis Zola.
Je comprend que mon attitude ou mes propos puissent passer pour un mépris de la société ouvrière et je m'en excuse, mais je ne crois pas que cela soit le cas.
Je sais parfaitement, je le pense vraiment que si on interchange à la naissance n'importe quel fils de bourge avec un fils de lumpen-prolétaire, ils colleront parfaitement au milieu dans lequel ils auront été élevés.
Cela étant, "l'existence détermine la conscience" disait Marx et sacré Karl, il avait souvent raison. La seule chose vraiment bien du communisme stalinien tel qu'il fut pratiqué en Europe occidentale fut de cultiver la classe ouvrière. Malheureusement aujourd'hui c'est TF1 qui s'en charge... (Va falloir que je re-commence à être sympa avec la TSR, vue que je compte recommencer à produire des films) ...
Je n'ai donc pas de mépris pour les ouvriers, j'ai du mépris pour les cons et il se trouve que le vernis de l'éducation peut parfois faire illusion chez les bourges, tandis que l'inculture involontaire n'aide pas toujours à mettre les capacités intellectuelles en valeur chez les prolos. Donc Mea Maxima Culpa. Mais c'est le monde qui est comme ça et non seulement je n'y suis pour rien, mais moi aussi j'ai cru sincèrement que l'on pourrait le changer, je me suis battu pour et quelque part j'en rêve encore. Simplement je pense qu'il vaut mieux essayer d'arriver à une société plus juste par la paix et la réforme que par la violence et la révolution.
On pourrait aussi épiloguer sur le fait que tout le monde est plus ou moins d'accord pour que l'ascenseur social fonctionne à la montée (surtout si ça ne coûte pas trop, ce qui évidemment fait tout foirer) mais tout ceux qui sont déjà en haut font tout pour éviter qu'il ne fonctionne à la descente pour leurs propres mioches, même lorsqu'il s'agit de vrais incapables... C'est humain. Mais forcément, ça bugue quelque part, vu que la quantité de places disponibles en haut est assez limitée...
Quand je vois la fille de 20 ans de mon meilleur pote, plutôt dégourdie et intelligente mais "de son temps", s'extasier à LA sur un concert de Britney Spears alors qu'elle est la petite-fille d'un scénariste black-listé qui a signé de son nom - ou d'un faux nom - quelques uns des plus grands films du 20ème siècle (des très petits et des très gros budgets) et que son père a signé lui des dizaines et des dizaines d'épisodes de série parmi les plus prestigieuses de la télévision mondiale, mais qu'il s'est planté sur ses deux longs métrages (malgré des castings prestigieux et des scénars en béton) parce qu'il a bêtement voulu faire le contraire de ce qu'il faisait avec talent et fougue à la téloche, je me dis... que l'on a raté quelque chose dans son éducation (à laquelle j'ai modestement participé). Et que le fric et l'art sont deux choses extrêmement complexes à enfermer ensemble dans la tête de quelqu'un.

Écrit par : Philippe Souaille | 18/04/2009

Apocalypse now 31 millions $
Big Lebowski 15 millions $
Pat Garrett et Billy The Kid 5 million $

Soutine est un peintre et pas un comédien, ni un réalisateur, ni un scénariste... Tu peux me dire que Jacques Tati n'aurais jamais jouer dans les gros cons, ou que Buñuel aurais refusé d'écrire pour les gros cons... oui, là c'est crédible et j'accepte tout à fait la critique... Comparons ce qui est comparable...

Je peux pas savoir si dans ton premier com tu était plutôt d'accord avec moi, car je n'y comprend rien a tes coms et je ne parle pas allemand... tu as choisi de comuniquer de cette façon, c'est ton problème, assume le. Là tu écris normalement, c'est quant même plus simple pour moi...

Je n'ai jamais parlé des Gros Cons, pour moi c'est une vieille histoire qui a 15 ans, on peux les détester, ça ne me gène pas... moi je ne peux pas juger tes heuvres car je ne sais toujours pas à qui je parle...

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 18/04/2009

@JAB, comme la boxe, (mais vu que votre humour s'arrête très tôt...)
Merci pour les chiffres. Ce qui nous donne pour Apocalypse now 21 millions de plus que ce que vous estimez nécessaire pour vous! Je rappelle, que Coppola,ne les a pas eu en entier, et que le film a failli rester en prémontage...
Big lebowaki c'est 5 millions de plus que votre chifre, d'accord... Mais...
Pat Garret donc la moitié de votre budget minimum, mais un chef-d'oeuvre du cinéma! Donc j'attends de voir vous DEUX chef-d'euvre...
Oui, je sais que Soutine est un peintre, mais à tirer sur la corde, pourquoi ne pas aller jusqu'à en faire un acteur de série débile... Et puis, des peintres ont fait de la B.D, pour survivre eh oui!Joseph Gillain, par ex. peignait, Maurice Tillieux, avait un goût et une envie de, mais ces deux premiers savait qu'ils ne pourrait pas en vivre, et la B.D de l'époque était plus facile d'accès pour manger (c'était avant qu'elle devienne ce marché!), et Georges Pratt, peintre américain, s'y est "collé", avec comme personnage, je vous fais un chèque de 10'000$ (en bois)? Le Baron rouge...
Tant pis, pour le premier com', "à l'impossible nul n'est tenu!
Eh, non, même si vous aviez accès à mes oeuvres, tu pourrais les juger comme tout ceux qui les connaissent, et comme je les juge moi-même, une fois positivement, une fois négativement, si j'avais encore envie de donner quelque chose à une telle sociéte, celle ou l'on n'est obligé de vivre actuellement ces "états d'âmes" si criminels sont un moteur pour les nouvelles oeuvres. Mais là c'est plutôt vomitif comme situation, et en plus me faire chier dessus par des gens qui tous sont de votre sorte... "réactionnaires" et fascisant en double fond inconscient... dont l'avis ne m'intéresse absolument pas...
Ici s'arrête le dialogue
Bonne chance pour votre futur

Écrit par : redbaron | 18/04/2009

@Philippe Souaille, je ne sais si le soleil à des explosions particulièrement brusque, mais cette semaine, quelque chose agite l'inconscient humain, tout le monde s'engeule, se frappe, etc., c'est O.K Corral! Aucun problème, cependant, c'était des précisions... de situation personelle, avec quelque remontées acides... Disons que ce que vous dites ci-dessus mériterait un développement de ma part, des précision de pensées sans acrimonie, mais il est des question de temps... Une autre fois peut-être.Juste ceci, oui pour le sud, mais il se trouve que ce sud remonte lentement jusqu'au pôle. Certes il existe un filet social, je l'expérimente, mais pour les conditions en Suisse par exemple je vous renvoie si vous ne le connaissez pas au site de notre membre du "Trio Infernal", Coeurderoy Kurt Deroy... Ainsi vous pourrez vous (et les futurs demandeurs de ce service) faire une idée de ce qu'il s'y passe, du langage qui est tenu par ces services, etc. Si vous le faites, prenez un peu de temps pour lire les commentaires...
donc Kurt Deroy:
http://artistechomisteriiste.blog.24heures.ch/
et tiens warum nicht, le Trio infernal, dont le dernier article est la conclusion de la réunion convoquée au cours des commentaires de ce billet...
http://letrioinfernal.blog.24heures.ch/
Du tapage d'un code 2 coups...
Bien à vous "milicien gauchiste" ;-)

Écrit par : redbaron | 18/04/2009

Achtchoumteufel! esser Blonde! Farpaitement souvenu! Unt ist nicht fur passer la salbei, la Kopinage machen! Ja, sur les "enfants du paradis, Ich habe eu le même impression, unt ja, ich sehe sie ein leuten nicht nur regarde le film, aber prend et se nourrit nicht nur das chips, aber du contenu, (oder du signifiant signifié, uh,uh)... Unt utilisiert des dunkel tamisiert fur émois personnel mit kopine, ich auch... surtout si le film, jaa, gut aber das immédiatische leben ist besser... Surtout à l'adolescence impatienten des découvertes des amériques immédaitres, des territoires vierges... ohh, cholie conclusion, enfin fur mich
Nachste
Ps: EVIV BULGROZ!

Écrit par : redbaron | 18/04/2009

"des découvertes des Amériques immédiates, des territoires vierges", das touches de Klavieren... désolé... IL faut que je relise mes kommentatur avant de les envoyer, Teufel! EVIV BULGROZ!

Écrit par : redbaron | 18/04/2009

Moi je me souviens de la dernière phrase d'un opus mineur et néanmoins ultime épisode d'un "édifice littéraire" qui n'a, j'imagine, laissé aucun d'entre vous insensibles:

"... moi aussi, mais alors avec un peu de moutarde"

Qui a émis une sentence aussi définitive, et où??

Une glace le long des quais à celui qui trouve : "Due gusti, dai: è primavera!"

Écrit par : c.asile | 18/04/2009

JAB, Juge d'application des beignes ! pout le coup...

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 18/04/2009

@ RedBaron...
" Ce qui nous donne pour Apocalypse now 21 millions de plus que ce que vous estimez nécessaire pour vous! "

Vous affabulez ma chère Baronne, jamais j'ai dis ça... j'ai jamais dis que j'avais besoin d'une somme pareille. Je vous fessait simplement remarquer que pour faire du cinéma on a besoin d'argent, que malheureusement on ne fait pas des films comme on peint une toile, c'est tout.

J'écris avec pas mal de faut d'ortographes, j'en conviens, mais j'arrive à me faire comprendre en général... Je me demande si vous y mettez pas de la mauvaise fois finalement.

Je tien à dénoncer une certaine maffia, une bande de petits branleurs (très souvent sexagénaires) qui ont déjà à plusieurs reprises prouvé leur incompétence totale à faire des films qui marche et qui intéresses d'autre gens qu'un petit cercle de contemporain. Les mêmes passe leurs temps à scléroser le circuit pour se partager le robinet à subvention. C'est tout...

Pour faire des films et obtenir de l'agent, on a besoin de producteur. En suisse Romande il a des producteur, mais c'est des faut producteur - carrément des escrocs - ils n'ont pas la moindre idée et ils méprisent profondément le spectateur lambda. Ils sont là pour prendre leurs marge, se congratuler parmi au cour de cocktail dînatoire avec petit fours bio et assiette (et films) biodégradable ( toujour à nos frais), faire des discours consensuel entre blanc unanimement antiraciste, et exploiter les petits jeunes qui voudrais bien en faire aussi. . "Donne moi ton idée pour pas un ronds et fou moi le camps" c'est comme ça qu'il fonctionne. l'ultralibéralisme culturel en pantalon velours côtelé, Nazareth Nike, écharpe rouge et mauvais vin.
En suisse, pour faire un film c'est " lèche ou crève" Comme j'ai les papilles gustative très sensible, je reste sur la touche et je rouspètes... C'est pour cette raison que j'ai sorti les orgues de Staline...

Et comme le chantait Christophe... "Et j'ai crié... crié...é... Staline, pour qu'il revienne...

Pour finir dignement... je vous ai pris pour quelqu'un d'autre, voilà... mais cela n'empèche... vous êtes quant même un con ...

Bien à vous... moi aussi j'arrête là...

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 18/04/2009

En fesse et en cause toujours, lu et a-prouvé. Retardabonr,rataBorat,eronbat,eroneronratacon redducon,...voilà:signé Redducon

Écrit par : redbaron | 19/04/2009

Wiki, koikil friand dise, JAB toujours ton blog...achtchoum ;-)

Écrit par : redbaron | 19/04/2009

@blondesen
Merci M. blondesen, vous l'avez bien souvenu. chacun sa forme...mais la forme C EST le fond.....et moi je n'ai jamais réussi à lire Céline après avoir essayé plusieurs fois.
p.l.

Écrit par : pierre losio | 19/04/2009

Vous devriez faire un nouvel essai, p.l.
Céline a écrit - dans "Le Voyage..." - des pages extraordinaires.
C'est, je crois, ce qui ne lui a jamais été pardonné.

Écrit par : Blondesen | 20/04/2009

Euuuuh, je crois que c'est plutôt ça qui ne lui a jamais été pardonné...

http://dndf.over-blog.com/article-2353377.html

Écrit par : Jean-Alexandre Blanchet | 20/04/2009

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