germinal01

24/03/2009

L 11 519

Que se cache-t-il derrière ce code ?


guitare.JPGDe retour du beau pays d’Ovalie, j’ai lu avec plaisir dans le Quotidien Bleu de samedi sous l’excelllllllente (salut Renaud) plume de Marc Moulin un papier consacré à Gustave Horn, dit Gus, (et non Gu comme dans un chef d’œuvre de Melville), musicien de son état, bassiste émérite qui faillit connaître la gloire et des vieux jours assurés s’il n’avait quitté prématurément le groupe qui allait devenir ABBA.

La nostalgie n’est de nos jours plus un concept opératoire en matière de musique où l’on débite au kilomètre de la musique formatée jusque dans les ascenseurs. Et pourtant de ce Gus là, je vais en dire quelques mots….le regard dans le rétroviseur.


Un bon copain qui gravite autour du Sud des Alpes, le centre musical de l’AMR, et avec qui je partage un goût immodéré pour le rythm’blues et Steely Dan. Il m’a fait un inestimable cadeau en 1966 en me vendant une Fender Bass Precision pour la modique somme de 450 frs. Une Fender !!!! Moi qui n’avais jusqu’alors connu que la Kliraz verte (acquise chez Wicky pour 140 frs) puis une Hofner rouge aux micros assez défectueux j’entrais dans un nouveau monde et découvrais la douceur de ce manche, le son veloûté ou agressif que l’on obtenait avec seulement deux potentiomètres, le métal clinquant protégeant le point de fixation des cordes orné du prestigieux F au graphisme élégant.


Gus à l’époque travaillait avec Bob Azzam (Ya Mustapha…chéri je t’aime, chéri je t’adore comme la salsa des pomodores) qui avait renouvelé complètement le matériel de ses musiciens pour passer (l’inconscient) de Fender à Gibson. Ce bel instrument, à l’origine de couleur sunburst, avait été peint en noir pour les besoins d’un show télévisé. J’en joue encore aujourd’hui, les pièces, les clés, les micros, tout est d’origine…. La peinture noire, désormais un peu écaillée, lui donne un côté destroy qui contraste singulièrement avec le jeune sexagénaire que je suis. Je ne m’en séparerais pour rien au monde, surtout pas pour ces instruments que l’on fabrique aujourd’hui à la chaîne, bardé de gadgets électroniques susceptibles de reproduire les râles de Goldorak ou de Hulk. Je ne lui ai commis que de rares et brèves infidélités pour une autre Fender, fretless  jaune crème celle-là (avec Allo Speedo) ou une Gibson Explorer au look d’enfer avec le Beau Lac de Bâle (une foucade de megalo cette pesante guitare).

Au dos du manche, à l’endroit précis où il entre dans la table, une plaque métallique rectangulaire dans laquelle on se voit encore comme dans un miroir ces caractères gravés : L 11 519 qui permettent de dater l’instrument : 1963, m’affirment les érudits.plaque fender.JPG

 

Toutes ces belles années de plaisir rockn’roll je les dois en partie à Gus Horn qui, il y a plus de 40 ans (mazette, déjà ?), m’a cédé pour quelques fifrelins cette magnifique guitare.

 

Ps : pour compléter l’information, sachez que Gustave Horn, a un frère, Claude, excellent guitariste lui aussi qui accompagna à l’Olympia et en tournée Johnny Hallyday(1960-1961) ; il jouait lui sur une Gibson Les Paul rouge…personne n’est parfait. J)

Photos de la Souris, ma douce compagne.      

18:19 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Souvenirs, souvenirs...

Écrit par : Philippe Souaille | 24/03/2009

T'as de la chance Pierre; moi je n'avais qu'une Framus folk, gagnée en jouant avec notre ami Barone (la sienne qu'il m'avait donnée).
Je n'ai pu m'acheter une fender (starcaster, pas une vraie de vraie) que très récemment. Mais ça fait partie des choix de vie... la photographie avant la musique; peut-être à tort... L'avenir le dira!
amitiés
jl

Écrit par : jl schoellkopf | 24/03/2009

Bonjour...

Je suis à Genève, et je posède plusieurs instrumets Fender "Série L"
Je suis curieux de voir votre instrument... J'aimerais aussi vour presenter toutes mes basses... Veuillez s'il vous plaît me contacter !
Juan José "Pepe" LAICI
pepelaici@hotmail.com

Écrit par : LAICI Juan José | 06/09/2009

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