15/03/2009

Un jour nous prendrons des trains qui partent (A.B)

alainbashung.jpgCouteau planté obliquement depuis plus de 30 ans dans la chanson française, Alain Bashung dans la nuit de samedi à dimanche « a pris un train à travers la plaine, » « la nuit je mens.. il s’en lave désormais les mains ».

Et je reste là comme orphelin de ce dernier des Mohicans, intransigeant dans ses choix, radical dans ses engagements artistiques (ah ! ses collaborations avec Marc Ribot), rigoureux dans l’éthique comme dans l’esthétique, définitif comme le scalpel de ses textes.
D’une pudique majesté sur scène, il ne se déplaçait que dans l’axe vertical, de l’avant vers l’arrière, de l’arrière vers l’avant, comme pour relever le paradoxe de son inscription décalée dans les mots et les musique de notre temps.

Je ne suis pas à Genève, j’ai lu ça dans ce qu’on appelle la presse régionale. Je n’y crois pas malgré l’imminence perceptible lors des victoires de la musique il y a peu. « J’ai crevé l’oreiller, j’ai dû rêver trop fort. »

 

« Je ressens comme un vide, remets-moi Johnny Kidd  ! ». Déjà.

 

Merci Monsieur Alain Bashung. Respect.

19:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

te fais un gros bisou là où tu es, Pierre
je sais à quel point ces trains-là te touchent
que Biarritz réussisse tout de même à t'ensoleiller le coeur et l'âme
je t'embrasse

Écrit par : Anita | 15/03/2009

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