germinal01

13/03/2009

Eluana, Silvio, Giorgio e il grande Enzo

Un récent fait de société douloureux et tragique a déchaîné des polémiques d’une rare violence en Italie. Eluana, cette jeune femme qui survivait dans un état de coma depuis 17 ans a été euthanasiée disent certains ; il a été mis fin au calvaire des parents consentants et à une vie « végétale » professent d’autres.

La gravité du sujet aurait dû inciter à davantage de retenue de la part de la presse, de classe politique……et surtout de la part d’ « er Biscione », premier ministre de la péninsule. Sa majorité ayant « bricolé » et voté dans l’urgence un décrêt pour empêcher que le corps médical puisse mettre fin à la vie d’Eluana dans le sous-sol sordide d’une clinique d’Udine, le président de la République, Giorgio Napolitano a refusé d’en signer la promulgation, comme la constitution l’y autorise et comme l’ont fait avant lui, dans d’autres situations, les présidents Ciampi, Pertini ou Scalfaro.

« Il cavaliere » vexé s’est lancé dans une attaque institutionnelle sans précédent contre la plus haute charge de l’Etat, surfant sur l’émotionnel et l’appui discret du Saint-Siège. C’en était indécent………il a même déclaré que la constitution italienne (élaborée à la suite de la guerre civile qui a marqué la fin du fascisme avec la déroute des « republichini » de Salo et la libération du pays) était philo-communiste !

Le problème de la fin de vie mérite une réflexion sereine ; il en appelle à notre conscience, à l’ancrage le plus intime de nos convictions et de nos valeurs. Doit-on absolument légiférer sur le sujet. Le parlement italien travaille actuellement sur le testament biologique que chacun pourrait établir afin de préciser ce qu’il souhaite qu’il advienne de son enveloppe charnelle s’il devait se retrouver dans une situation identique à celle d’Eluana.

J’ai été troublé et impressionné par la grandeur de la déclaration d’Enzo  Iannacci, athée, chirurgien et…chanteur populaire (Vengo anch’io, no tu no ! c’est lui), au passé communiste bien connu . « Dans ces dernières années la figure du Christ est devenue fondamentale pour moi : penser à sa fin sur la croix rend impossible en moi l’idée d’aider quelqu’un à mourir. Si le Nazaréen revenait sur terre nous aurions droit à une belle tournée de gifles méritées…et comment ! Alors que nous aurions tant besoin d’une caresse de sa part ». Je ne suis pas loin partager ce qu’il dit….à titre d’opinion et de conviction…….. pas loin car, heureusement, je doute encore….

 

…..tout passe….. c’est le cas de le dire !

 

 

Ps : ce blog ne sera pas régulièrement alimenté du 14 au 22 mars…..je m’en vais au pays d’Ovalie avec ma délicieuse compagne. 

 

 

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