germinal01

26/02/2009

Du CEVA et de la certitude.....

Le grand quotidien bleu publie ce jeudi en première page un éditorial qui salue le courageux pari du Conseil d’Etat. En moins d’un mois notre gouvernement dépose deux demandes de crédits : l’une concernant la Fondation du Stade de Genève pour 7,74 mo destinée à assainir la situation financière de ladite Fondation et à assurer la pérennité de l’exploitation dudit stade ; l’autre, à titre supplémentaire, de 107 mo afin de couvrir le financement du CEVA qui avait été estimé à 940mo ….. mais c’était en 2000. « Aujourd’hui les soumissions des entreprises permettent de se faire une idée beaucoup plus précise des coûts réels. Ceux-ci passent désormais à 1,14 ma de frs » lit-on en p.3 de la Julie.

 

Il est hors de question de comparer les enjeux que recouvrent les deux demandes de crédits ; on voit où nous a menés l’imprudence des stadolâtres qui bêlaient l’impérieuse nécessité de ce qu’ils appelaient « un grand projet pour Genève » et qui, à l’usage se révèle un désert sommeillant, dont l’exploitation (comme nous l’avions annoncé) n’est financièrement peu ou pas viable.

Le CEVA constitue, lui, un projet véritablement structurant pour toute l’agglomération genevoise et va déterminer une nouvelle mobilité pour des dizaines de milliers d’habitants, de frontaliers ; il aura un impact considérable sur le flux du trafic automobile et la qualité de la vie, en ville notamment. 

 

Ce qui me laisse perplexe c’est le contenu de l’éditorial précité ; il m'amène à penser que je ne comprendrai jamais rien au noble exercice de la profession journalistique. Je cite : « La demande de crédit (CEVA) devrait provoquer le lancement d’un referendum » ; « les citoyens pourraient voter cet automne déjà » ; « en réalité, c’est bien le principe même d’une liaison ferroviaire cornavin-Eaux-Vives-Annemasse qui serait soumis aux Genevois » ; « espérons que ce probable référendum crève enfin l’abcès…. ». Cette abondance de conditionnels évoquant une probabilité m’interpelle à quelque part, comme disent les invertébrés. J’en arrive à me demander, comme l’a fait Coluche (et bien mieux que moi...oh oui !) dans un de ses sketches légendaires, si l’on ferait pas mieux de se la coincer quand on n’a rien d’autre à avancer qu’une théorie d’incertitudes.

 

……. Tout passe…..

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