germinal01

23/02/2009

Le PS a choisi....

Les 353 militants socialistes présents à la salle Pitoëff n’ont pas cédé à la peur ; l’incontestable et très forte assise électorale du maire de Genève n’a pas constitué un argument suffisant pour que les roses se rallient à son panache.

C’est électoralement une très lourde défaite interne que not’bon prince a subie samedi dernier ; dans les choux à l’issue du premier tour  (75 voix alors que Véronique Pürro en obtenait plus du double) et ayant compris comme disait Pierre Dac que lorsque les carottes sont cuites c’est vraiment la fin des haricots, il a quitté la lice plainpalaisienne avec hauteur « j’ai l’habitude de pardonner à ceux qui m’ont offensé », témoignant en cela qu’il était capable  d’échapper à la « programmation » de sa nature pour admettre qu’il pouvait parfois mettre son « cher moi », comme disait Freud, de côté. Un soupçon de rancune « on a saboté ma candidature » et  aussi des paroles rassurantes pour ses camarades « je reste socialiste ».

 
Revers politique ou fracture de l’ego ? Quelle que soit la lecture qu’il fera de cet échec Manuel Tornare, renvoyé dans un territoire qui devenait étroit pour son ambition et ses compétences, poursuivra, souhaitons-le, l’excellent travail qu’il accomplit depuis 10 ans à la tête du dpt des affaires sociales et peut envisager à moyen terme une excursion au Parlement fédéral.

L’absence du maire de la Ville dans la compétition automnale laisse fort dépités, outre quelques ratons laveurs, d’une part le prolixe et souvent drôle blogueur Blondesen qui ne voyait que Manu pour sauver le DIP et d’autre part l’animateur des grandes surfaces politiques et ménagères ; il assiste lui, impuissant, pour la deuxième fois à la chute d’un de « ses » poulains et ne décolère pas à l’idée de voir fleurir à la sortie de l’été des affiches (en tous cas trois) présentant aux choix des électeurs chaque fois « un nain et une Blanche-Neige ».

Cet épisode archivé, les Verts peuvent commencer dès la fin de la semaine avec détermination la préparation de la campagne électorale pour le Conseil d’Etat avec leurs partenaires politiques naturels, les socialistes, en présentant un solide et expérimenté quatuor……. je devrais dire un quartet si on veut que ça swingue vraiment !

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Commentaires

Les meilleurs quartets ne sont-ils pas des quintets ? Je verrais bien un cinquième larron, histoire de danser une mazurka ou une gigue d'enfer.

Écrit par : Soli Pardo | 23/02/2009

ah bah, un "quartet" ou un "quarteron", comme disait le grand Charles ?

Dépitées, Dépités, Dépotées, Dépotés, Camaradesses, Camarades, Votrices, Voteurs, Electronices, Electroneurs (on va bientôt pouvoir voter sur Internet), la Gauche verte lave plus rose et la Gauche rose lave plus vert: préparez vos costumes de samba !
C'est Carnaval et y paraît que ça va swinguer !

:o)

Écrit par : Blondesen | 23/02/2009

Même si l'affaire est archivée, revenons sur ce phénomène éclatant d'hypocrisie car il pourrit la vie de notre société. Les vérités officielles jurent souvent avec la vérité vraie, bassement idéologique et psychologique, pour ne pas dire d'une bêtise crasse.

Or, donc, malgré l'idéal de parité du PS, le très orgueuilleux Manu, roi de la VGE par sa désormais trop grande ancienneté a été écarté. Les magouilles pour éliminer les candidatures féminines n'ont pas abouti, donc ... Il est tout de même surprenant de constater les réactions d'indignation des un(e)s et des autres. La logique a été respectée, la médiocrité des candidatures partagées d'égale manière, les lois sociologiques vérifiables, bref, tout est dans l'ordre mais voilà qu'on entend des réactions (ah, bon, vous avez la parole?) telles que « j’ai l’habitude de pardonner à ceux qui m’ont offensé », patati-patata ... comme si une telle désignation lui était due et attendue!

Pour une conception de la légitimité, elle est drôle, non? Brandir un soi-disant excellent travail accompli depuis 10 ans à la tête du dpt des affaires sociales, c'est vraiment prendre les gens pour des ... cons. Quelques nominations dans le sérail, des dossiers laissés en souffrance, des attributions de bien sociaux pas toujours équitables, une cheffe de service qui ne sait même pas ouvrir un ordinateur, superficielle, brassant du vent, etc, etc.

Ses petites tapes dans le dos ne font plus d'effet? Manu pour sauver le DIP? Non, mais on croit rêver!

Heureusement, que pour une fois, faire illusion n'a pas fait réussir un tour de force! Bravo aux militant(e)s PS! Une copine, membre de ce parti, me disait d'ailleurs qu'elle ne supportait plus cette arrogance et l'insignifiance de ses slogans.

Écrit par : Micheline Pace | 28/02/2009

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