germinal01

19/02/2009

Actualité politique genevoise

On vend quoi ?

Alors que le Conseil municipal adoptait hier soir (enfin !) le règlement de la gérance immobilière municipale, avec la disparition dans le texte voté par la commission de ce que j’appelais, en un blog récent, la démagogie de palier (on met le pot de confiture sur la table et des représentants des partis politiques autour de la table)…alors que disais-je…. on peut lire ce matin dans le GQB (grand quotidien bleu) une opinion de M. Benoît Genecand, consultant indépendant, au titre provocateur « Et si la Ville de Genève vendait son parc immobilier » ? 

Il se trouve que M. Genecand, si j’en crois la p. 14 du contrat de prestations 2009-2012 inclus dans le projet de loi 10433, est non solum consultant indépendant sed etiam (il n’y a pas que l’animateur des grandes surfaces politiques qui aime les langues mortes) président de la Fondation du stade de Genève.

Comme on m’a appris qu’en politique il faut répondre à toutes les provocations je me permets de lui retourner symétriquement la question : « Et si la Fondation qu’il préside vendait le stade de Genève » ?

J’aurai ultérieurement l’occasion de revenir avec une analyse des détails financiers sur cette demande crédit de 7,74 mo du Conseil d’Etat pour sauver la Fondation précitée de la faillite.

 

Samedi congrès du PS

Nous saurons donc dans  un plus de 48 h. les noms des candidats-es que le parti socialiste proposera aux électeurs pour l’élection du Conseil d’Etat.

J’aurais pu écrire les deux noms mais à lire certain blog, des militants proposeront de désigner trois candidats ou personne. N’ayant pas une connaissance particulière des courants internes et des rapports de force qui animent le partenaire naturel et privilégié des Verts (mais non… les récentes  piques de Mme Emery-Torracinta me laissent indifférent) je me garderai bien de donner des conseils stratégiques aux cousins/cousines roses.

Ce que je crois savoir en revanche, c’est que jamais le GPS (Grand Parti Socialiste) n’a éconduit un conseiller d’Etat sortant ( le cas de M. Grobet était trop particulier pour être pris en considération). Si les militants s’en tiennent à cette règle non-écrite, M. Beer figurera sur le ticket.

Il se peut, et là c’est une opinion toute personnelle, que l’assemblée de samedi désigne le maire de Genève comme co-listier. J’interpréterais cette décision comme une manifestation de peur (qui comme la colère est mauvaise conseillère). La crainte de perdre un siège aura amené les roses genevois à s’en remettre à l’assise électorale  (j’allais presque parler en termes Honeggerien de Pacific 231) de not’bon prince.

Ca vaut ce que ça vaut comme analyse. Je n’en souhaite pas moins à tous les militants socialistes un fructueux congrès et de sereins débats.

 

…..tout passe…..

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Commentaires

Vu le nombre de "papables" possible au PS, il me semble que ce parti devrait remplacer sa fameuse rose par un brin de muguet : 1 brin avec beaucoup de cloches !

Écrit par : Octave Vairgebel | 19/02/2009

@octave.
C'est un bon mot ; juste un bon mot. Il faudra gouverner et affronter un budget difficile cet automne.
Il est de l'intérêt de Genève que le PS soit présent au Conseil d'Etat.
p.l.

Écrit par : pierre losio | 19/02/2009

Il y a quand même une grande différence entre le parc immobilier de la Ville et le Stade. Pour le premier, il y aurait certainement plusieurs acheteurs potentiels comme les fondations immobilières cantonales et municipale et les caisses de pensions publiques (CIA, CEH, CP, CAP..) qui seraient plus à même de gérer des logements que l'administration municipale. Le logement social est-il bien une tâche communale ? Pas sûr. Ce qui importe, c'est qu'il y ait suffisamment de logement dans ce canton pour tout le monde.
Pour le Stade, c'est différent car il n'y a probablement pas d'acheteur, tout comme il n'y aurait pas d'acheteur pour le Grand Théâtre. Mais ces deux institutions sont considérées comme utile à la collectivité (c'est aussi mon point de vue) et c'est pourquoi elles doivent être subventionnées.
La proposition de M. Genecand n'est donc pas si provocatrice que cela et mérite un débat.

Écrit par : Olivier Fiumelli | 19/02/2009

@Olivier Fiumelli

Une grande différence toutefois entre le Grand Théâtre et le Stade: le premier est généralement plein, le second généralement presque vide - enfin les rares fois où j'y fus.

Écrit par : Jean-Louis Feuz | 19/02/2009

@ Jean-Louis Feuz

Bien sûr, bien sûr. Mais la Ville met 35 millions par année pour que le Grand Théâtre soit généralement plein. Et c'est très bien. De toute façon, on ne va pas opposer le sport à la culture.
S'agissant du Stade, avant de le raser comme certains le voudraient, essayons de l'aider un peu pour qu'il puisse se remplir.

Avec du rugby, pour faire plaisir à PL et JPP ?

Écrit par : Olivier Fiumelli | 20/02/2009

La peur est en effet fort mauvaise conseillère. Mais ce qu'elle nous conseille, c'est de partir avec deux candidatures pour garder nos deux sièges comme de braves rentiers balzaciens leur rente. On devrait présenter le père Goriot et la Cousine Bette.

Écrit par : Pascal Holenweg | 21/02/2009

@pascal de "cause toujours"
la peur que j'évoque ne concerne que le fait de s'en remettre éventuellement à la "surface électorale" de M.Tornare. Quant à partir à trois c'est prendre aussi le risque qu'à l'arrivée du parcours, fin de l'automne, il y ait deux cousins et pas de cousine du tout.......ce qui ouvrirait une crise profonde dans votre parti, disent les cousines.
Je ne donne pas de conseil ni de leçon......j'évoque.
J'apprécie beaucoup l'image des rentiers balzaciens, dangereusement précise et pleine de vitamines politiques.
bon congrès cher Pascal.

Écrit par : pierre losio | 21/02/2009

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