germinal01

16/01/2009

Chi mangia facili, caga diavoli" (Chamfort)

Pour éviter cet inconfort il faut, et c'est la saison, manger et surtout célébrer la saucisse aux choux.
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saucisse.jpgLe badinage de mon blog du jour remonte à deux ans je crois ; il est cependant bon de se répéter et de signaler qu'en ce temps le député Gautier Renaud  avait écrit d'inoubliables lignes qui constitueraient en quelque sorte la Somme de St-Thomas d'Aquin sur cet aliment qui ravit nos papilles et qui a sa place au panthéon vaudois à côté du Cheval blanc des cigares Rössli, sous l'oeil bienveillant du Général Guisan et le sourire énigmatique de Suzette Sandoz.

 


Célébrons donc la divine saucisse aux choux. Qui mieux que Jacques Chessex pouvait le faire :

"O sainte charcuterie vaudoise puissante et fine, sang profond du cochon collaborateur, du cochon complice, du cochon vaudois !
O viande odorante et solide, viande tissée de fibres fortes et tendres, viande dense et nocturne et joyeuse que le Bon Dieu nous a ordonné de manger sous nos sapins, nos hêtres, nos tuiles orange et nos Tours d'Aï".

Restons-en là, tout est si bien dit.

Je dois cependant confirmer, deux ans s'étant écoulés, ma divergence fondamentale avec mon collègue libéral lorsqu'il récuse catégoriquement le papet de poireaux. Je ne conteste pas le compagnonnage des röstis et suis prêt à essayer la purée de pommes de terre (à condition de ne pas y introduire du céleri qui ajouterait de "l'acidité" aux choux qui n'en manquent point).
Mais quand même..... passer le papet sous silence c'est faire fi, avec une pointe d'arrogance, de la tradition vaudoise garante de l'orthodoxie en matière charcuterie.
L'archimandrite Jacques Chessex est ferme sur le sujet (je cite) : "La saucisse aux choux se sert avec le papet de porreaux (sic), la salade rouge".

C'est clair et définitif ...........encore que la salade rouge...cuite ou crue ? Et voili que s'ouvre une nouvelle polémique.

Qu'en pensent les commensaux érudits en charcutaille ?

 

14:46 Publié dans Vaud | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Mon Dieu, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font! Manger la saucisse aux choux sans papet aux poireaux, c'est comme faire la communion sans hostie, Laurel sans Hardy, Marie-Thérèse sans Naftule... Foi de Vaudois, c'est juste indissociable!

Écrit par : Dave | 16/01/2009

@Dave

Merci vous me rassurez !

Écrit par : pierre losio | 16/01/2009

On peut imaginer, certes, d'autres garnitures, aventures et falbalas. Mais le papet demeure le pote historique de la saucisse au chou. Les séparer, c'est donc méchant (un peu).
J'adhère, donc.

Écrit par : Estèbe | 19/01/2009

Le papet de poireaux, (cette glaireuse et fétide papette) est bien la plus vomitive de nos bouillies nationales. Avoir l'idée ainsi de cuire à mort jusqu'a la déliquescence de toutes fibres végétales, jusqu'à la disparition totale des Verts, jusqu'à la pourriture visqueuse, jusqu'au rose filant, jusqu'à la sanie gluante un légume pourtant si fier et raide tel qu'il darde odorant dans nos jardins est d'une contristesse toute ecclésiale. Un vrai plat de protestant. Assassinat masochiste de toute gourmandise. A l'énoncé, juste de son nom, désolé! je débagoule.

Écrit par : jean firmann | 23/01/2009

La saucisse aux choux, plat végétarien par excellence, ne peut s'accompagner, en toute orthodoxie, que du Papou vaudois: prenez un bon
Papou païen, assommez-le d'un coup de Bible de l'Eglise protestante vaudoise, cuisez à l'étouffe-chrétien et servez tiède.
L'ex-père Monnier

Écrit par : alain monnier | 28/01/2009

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