germinal01

31/12/2008

voeux

voeux 2009.jpg

A tous les lecteurs et lectrices de ce blog,
fidèles
ou occasionnels, j'adresse mes voeux
les plus chaleureux pour une très heureuse nouvelle année.

P.Losio

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27/12/2008

Climatologie et terrorisme

 

Bush.jpg 

Je ne résiste pas , alors que la fin de son mandat approche, au plaisir de publier cette vignette détournée qui avait paru dans la Reppublica et qui faisait allusion à une déclaration de G.Bush au sujet  à l'arsenal irakien

 

"Le climat est en train de préparer des armes de destruction massive !" 

 

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21/12/2008

Passe-moi les jumelles !

Ce qui est mis particulièrement en évidence dans le compte rendu que donne la Tribune du débat budgétaire qui s’est tenu vendredi 20 décembre au Grand Conseil genevois, c’est avant tout la colère du député socialiste Charbonnier contre Les Verts qui ne respectent pas la volonté du peuple concernant la subvention attribuée aux EMS.

Cela mérite le complément d’information suivant : notre députation s’est, dans sa grande majorité, abstenue conformément à une décision de l’Assemblée générale de notre parti qui lors de la votation populaire avait recommandé la liberté de vote,  ce qui dénote la plus transparente des cohérences.

A monter en épingle un futur règlement de comptes et à faire mousser des divergences entre roses et verts le journaliste du quotidien bleu fait en quelque sorte son travail et le beurre des laitiers inconnus.

Était-il attentif quand par exemple que le groupe radical n’a pas voté le budget de Cour des Comptes, en toute conformité à l’opposition que le grand vieux parti avait affichée face à la modification constitutionnelle instituant ce nouvel outil de contrôle (fort performant et utile au demeurant) ? Oh, les vilains castors qui n’ont pas respecté la volonté populaire ! Oh, le silence assourdissant de la Tribune !
Il est vrai que l'ajustement de la focale qui observe la réalité constitue un élément fondamental de la liberté de presse et il ne me viendrait pas à l’idée de remettre en question ce réglage finalement très technique.
 

Je me console de cet éclairage particulier donné à la session parlementaire consacrée au budget 2009 en pensant à cette déclaration d’un député français : « Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus rapidement ».

….. tout passe…..

 

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17/12/2008

Une majorité pour un budget

Vendredi matin dès 8h le Parlement genvois entame le marathon de son débat budgétaire.

 


Tel que ressorti de la commission des finances du Grand Conseil le budget affichait un excédent de charges de 2,430 mo de frs. Il n’en sera probablement pas de même vendredi en fin de journée.. En effet l’inflation qui avait été calculée à 2,5 % lors du dépôt du budget au début de l’automne ( ce qui impacte fortement la masse salariale pour l’indexation) est passée à 1,3 % à fin novembre ce qui va donner de la marge et permettre au Conseil d’Etat d’amender le budget et lui faire quitter les chiffres rouges.

Ce renversement de situation devrait favoriser la constitution d’une majorité politique, assez composite certes, mais suffisamment large pour doter l’Etat de Genève d’un budget, le dernier de la législature. Nous allons au devant de difficultés dont il serait hasardeux et imprudent d’évaluer la mesure aujourd’hui ;  cependant face au spectre de la crise économique, de la récession annoncée par certains (alors que le député libéral Renaud Gautier professe de manière fort argumentée que le chaos financier actuel n’aura qu’une influence marginale sur l’économie réelle) il importe qu’un budget soit voté afin notamment que la volonté anticyclique très marquée sur le plan des investissements puisse se traduire concrètement en soutien à l’économie locale et que les accords passés par le gouvernement avec les organisations représentatives de la fonction publique puissent être respectés préservant ainsi tant la paix sociale que la crédibilité de l’Etat employeur.

Et quelle serait, mon bon Monsieur, la couleur de cette « majorité budgétaire » ? Je pourrais facilement m’en tirer, botter en touche en citant Deng Xiao Ping : « Qu’importe qu’un chat soit noir ou gris pourvu qu’il attrape les souris »….. mais je dirais plus sérieusement que les Verts défendront avec conviction le budget du Conseil d’Etat et s’emploieront avec responsabilité, discernement et fermeté, s’il le faut, à faciliter l’émergence d’une majorité républicaine pour donner à Genève le budget dont elle a impérativement besoin.     

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15/12/2008

Privés de télé !

Il est question ces jours derniers, tant sur les ondes que dans les colonnes de la presse écrite, de la suppression des retransmissions télévisées des séances du Grand Conseil dans le but d’accélérer les débats et d’éviter les shows dont abuseraient certains élus-es en mal de visibilité médiatique.

« C’est devenu invivable ! » s’exclame le chef du groupe radical, Frédéric Hohl qui plaide pour une diffusion via Internet. Le président du PDC (s’exprimant à titre personnel sur un site de réseau social) est beaucoup plus catégorique : « Léman Bleu devrait arrêter de diffuser…. Le Parlement causerait moins et travaillerait plus efficacement ». Prêt à étudier l'idée, l'avisé député libéral Olivier Jornot se montre (mais oui , ça lui arrive) très mesuré . " J'admets que les caméras encouragent le show....les gens seraient, cependant, dix fois moins nombreux à regarder sur Internet, et couper la télévision n'arrangera pas tout".

Prenons en considération les statistiques parlementaires récentes concernant  le Grand Conseil :
session septembre 08 : 221 points à l’odj
  
session octobre : 08 : 154 points à l’odj
session novembre 08 : 172 points à l’odj
session début décembre 08 : 163 points à l’odj
session 18-19 décembre 08 : 134 points à l’odj (vendredi entièrement consacré au budget)

Il importe aussi de savoir que le 5 décembre dernier 458 objets étaient en souffrance devant les différentes commissions ; au soir du 19 décembre 468 objets attendront d’être traités.Le constat parle de lui-même ! Tout le monde s’accorde à dire « qu’il faut faire quelque chose pour résoudre cet engorgement des travaux parlementaires ».

La suppression des transmissions télévisées constitue-t-elle une contribution efficace à la résolution de ce problème ? De nombreux citoyens suivent avec intérêt, amusement ou dépit les débats de notre conseil ; c’est une source d’information certes brute mais diablement édifiante. Combien de fois ai-je été interpellé sur tel ou tel sujet à l’heure du renversé ou de l’apéro ! Combien de fois ai-je entendu « celui-là j’l'ai vu l’autre soir…… plus jamais je ne voterai pour lui ! » (remarque valable aussi pour « celle-là »). Ce débat démocratique direct et informel avec les électeurs existe, il a toute sa pertinence et souvent une sévérité que nous méritons amplement.

Je crains pourtant qu’il ne faille trouver la solution à l’interne même de notre parlement en adoptant par exemple : un traitement plus rapide des innombrables motions avec renvoi direct au Conseil d’Etat et  passage en commission à titre exceptionnel (précision : ce n'est pas une idée personnelle), une plus grande auto-discipline des groupes politiques dans la prise de parole comme l’illustrent avec une régularité réjouissante les radicaux, l’UDC et les Verts (observation subjective, j’en conviens) ; envisager enfin une modification de l’ horaire de travail du Grand Conseil proposé dans le projet de loi 10393 déposé par les écologistes : les sessions plénières se dérouleraient sur une journée ; les commissions se réuniraient le même jour de la semaine que celui retenu pour les sessions ordinaires, à l’exception des jours réservés aux sessions du Grand Conseil.

Remplacer Léman Bleu par une retransmission via internet tiendrait à l’écart de nos débats une grande partie de la population, en particulier les personnes âgées, qui constituent à elles seules une fraction très importante des « citoyens votants ». Les priver de télé signifie que nous, parlementaires, renonçons à exposer publiquement et en direct nos idées et nos affrontements qui relèvent, il est vrai, plus souvent de la redondance que de l’élégance.

Puisse le Grand Conseil, dans un sursaut respiratoire, faire face lui-même à l’asphyxie qui le menace…..il serait tellement plus facile et tentant de refiler la « patate chaude » à la Constituante….

Au boulot, mes chers collègues !

13:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

08/12/2008

Devoir de mémoire

« Du jamais vu en Suisse ! On empêche des élus du peuple de s’exprimer » tonne le conducator gominé d’un mouvement citoyennement genevois dans un quotidien ce lundi matin. On se souvient que vendredi le bureau du Grand Conseil genevois lui a signifié, ainsi qu'à deux députés de son groupe, une exclusion de séance. 

J’ai l’outrecuidance de lui faire connaître, à titre de rappel historique, la liste des citoyens suivants : Charles Baudis, Alexis Béguin, Gabriel Bocquet, Frédéric Bornand, Atyl Dedo, André Favez, Louis Jaccard, Gustave Kohler, Germinal Losio, Albert Maret, Fernand Maurer, Edmond Mégard, Emile Métraux, Georges Morel, Arnold Muller, Paul Naine, Armand Parisod, Louis Piguet, Henri Reck, Jean Schumacher, Paul Storz, Herzel Sviatsky et Emile Wagnières.

Ces noms lui disent-ils quelque chose ? 

Ces vingt-trois citoyens genevois, élus par le peuple genevois, ont été exclus du conseil municipal de la ville de Genève par un arrêté de ce même conseil le 27 juin 1941, je cite : " MM. les conseillers municipaux........., membres du Parti socialiste genevois, section de la Fédération socialiste suisse, ne font plus partie du Conseil municipal de la Ville de Genève dès l’entrée en vigueur de la présente décision ». Cette décision a été prise (appel nominal) par 29 voix contre 18 et 2 abstentions.La majorité était composée de ce qu'on appelait alors les partis nationaux et qui constituent aujourd'hui le périmètre de l'Entente. 

Ces vingt-trois bannis* n'avaient insulté personne,  ils ne s'étaient pas montrés irrespectueux envers nos institutions ni n'avaient affiché un comportement incorrect pendant une séance. Ils avaient été élus par le peuple pour défendre des idées politiques et c'est à cause des ces idées qu'ils ont été exclus, définitivement.

 N'est-ce pas sur le plan démocratique un antécédent bien plus grave que ce qui s'est passé vendredi dernier ?  

"Du jamais vu en Suisse", clame le député populiste ! Décidément la mémoire et le sens de la mesure lui font bigrement défaut.

………tout passe…….

ps : lire le pertinent complément d'information de M. Soli Pardo dans les commentaires du présent blog

14:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | | |

05/12/2008

Daniel Humair, musicien et peintre genevois : une carrière qui mérite un salut !

 humair.jpg                      

On se sait décidément plus où donner de la fête ; les anniversaires culturels se sont succédé en cette année 2008 montrant par ces balises chronologiques la vitalité, la créativité et surtout la pérennité de ces théâtres, ces orchestres, ces troupes, ces artistes qui travaillent, on doit  même dire qui oeuvrent à Genève où qui font briller son nom en Europe et même dans le monde.
Quelques exemples en blèfle ; les quatre-vingts dix ans de l’orchestre de la Suisse Romande , (OSR) ou la passion du génie d’Ernest Ansermet perpétuée dans un outil musical de haute tenue. Les cinquante ans du Théâtre de Carouge, de François Simon à Jean Lermier, un parcours signifiant dans l’histoire du spectacle vivant, reflet de notre temps. Les trente ans du Théâtre du Loup, enfin sédentarisé, la quintessence de l’exigence et de l’inventivité artisanale. Enfin les cinquante de carrière du Old School Band qui, à Genève, est au jazz traditionnel ce que le Beau Lac de Bâle est au rock’roll.

Je voulais par mon propos (et c’est un mensuel français qui le rappelait le mois dernier) saluer un très grand artiste genevois qui célèbre lui aussi ses 50 ans de carrière en même temps que ses soixante-dix ans biologiques. Un peintre mais surtout un magnifique instrumentiste derrière les fûts et les cymbales…….un de ceux dont on dit volontiers « il ne joue pas de la batterie, il fait de la musique ».

 Il est né à Genève et m’a raconté dans un échange de mail récent ses premiers pas dans le monde musical : « Ma fanfare des débuts se trouve être l’Ondine Genevoise qui m’a donné mes premières baguettes (très mal utilisées à cette période de ma vie, selon l’avis des spécialistes tambourinaires en poste). On a ensuite mis entre mes mains une clarinette puis un hautbois et, vu mon manque d’enthousiasme, on m’a renvoyé vers un terrain de foot-ball, ce que j’acceptai très volontiers ! Le virus musical m’a frappé beaucoup plus tard, vers 1955 ».

Autodidacte, il travaille seul à partir de disques vynil et repique les solos de Sid Catlett ou Zutty Singleton. Premiers orchestres, premières consécrations : il remporte plusieurs prix au Festival de Zürich 1958, part en Suède et finit par s’établir à Paris après une halte bruxelloise pendant l’Exposition universelle. Tout s’enchaîne : un trio avec Martial Solal, les Double Six, les Swingle Singers. Il s’impose rapidement comme l’un des tout premiers drummers du continent. Phil Woods l’engage dans l’European Jazz Machine ; ce sera ensuite la rencontre avec Michel Portal, un long compagnonnage avec le pianiste Joachim Kuhn et le regretté contrebassiste Jean-François Jenny-Clark. Il est devenu incontournable, le sideman préféré des musiciens américains de passage.

Gaucher naturel mais pratiquement ambidextre son apprentissage intuitif lui permet de développer une technique très personnelle : « Mon jeu n’a jamais été académique ; aujourd’hui je joue toujours le tempo de la main gauche et les cymbales de la main droite. L’agencement de ma batterie est un accident, je suis resté gaucher des pieds alors que, pour les mains, l’école et la pratique du tambour de marche m’ont rendu gaucher ».

S’il est incontestablement un virtuose, il s’impose avant tout  par une attention toujours en éveil, une généreuse et instantanée disponibilité pour mettre en valeur ses partenaires (ou les "rapatrier" quand ils s'égarent) et surtout par une impressionnante force de proposition, toutes qualités indispensables dans la musique improvisée.
Je garde avec émotion et bonheur le souvenir (parmi tant d'autres)  de deux concerts qu'il a donnés à Genève : 1987 en trio avec le guitariste autrichien Harry Pepl et J-F. Jenny-Clark ;  plus récemment au Forum Meyrin où flanqué de B. Chevillon il entourait Michel Portal et Médéric Colignon, un moment d'une saisissante intensité qui inscrivit dans l’éther la noblesse du risque et de l’improvisation.

Cher Daniel, malgré ton caractère parfois bourru, accepte en cette fin d’année ce salut cordial et reconnaissant.  

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02/12/2008

Je me souviens des hommes en noir

Je me souviens des exclamations qui jaillissaient des gradins ou des tribunes quand j’allais au match avec mon père, Germinal.  
Je me souviens de « Arbitre vendu ! »
Je me souviens de « Sortez l’arbitre ! »
Je me souviens de « Arbitre, laitier ! » mais je ne comprenais pas ce que cela signifiait.
Je me souviens qu’aux Charmilles le speaker répétait souvent « Les sportifs ne discutent pas quand Longines est l’arbitre ».
Je me souviens des seigneurs du sifflet : Arthur Ellis, Pierre Schwinte, Gottfried Dienst, Pierluigi Collina
Je me souviens que j’étais très sévère quand j’arbitrais le tournoi scolaire de foot-ball.
Je me souviens avoir reçu de nombreux cartons jaunes pour ironie quand je jouais au C.A.G ou à Founex.
Je me souviens qu’au rugby on recule de 10 mètres si on se permet une remarque à l’arbitre.
Je me souviens avoir toujours eu de la peine à prononcer le mot « referee. »
Je me souviens de « L’arbitre ? On ne l’a pas vu…c’est dire s’il était bon ! »
Je me souviens d’un film de Jean-Pierre Mocky : « A mort l’arbitre ! »
Je me souviens qu’en 1976 Thierry Roland avait traité l’arbitre de salaud pendant le reportage de Bulgarie-France.
Je me souviens des ricanements et des commentaires désobligeants lorsqu’apparurent les premières femmes arbitres.
Je me souviens d’une jurassienne qui s’appelle Nicole Petignat.
Je me souviens que sur les pelouses elle a investi de subtilité le sens du mot autorité.
Je me souviens déjà qu’elle a sifflé dimanche son dernier match.
Je me souviens qu’il faut lui dire bravo et merci.

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