germinal01

17/12/2008

Une majorité pour un budget

Vendredi matin dès 8h le Parlement genvois entame le marathon de son débat budgétaire.

 


Tel que ressorti de la commission des finances du Grand Conseil le budget affichait un excédent de charges de 2,430 mo de frs. Il n’en sera probablement pas de même vendredi en fin de journée.. En effet l’inflation qui avait été calculée à 2,5 % lors du dépôt du budget au début de l’automne ( ce qui impacte fortement la masse salariale pour l’indexation) est passée à 1,3 % à fin novembre ce qui va donner de la marge et permettre au Conseil d’Etat d’amender le budget et lui faire quitter les chiffres rouges.

Ce renversement de situation devrait favoriser la constitution d’une majorité politique, assez composite certes, mais suffisamment large pour doter l’Etat de Genève d’un budget, le dernier de la législature. Nous allons au devant de difficultés dont il serait hasardeux et imprudent d’évaluer la mesure aujourd’hui ;  cependant face au spectre de la crise économique, de la récession annoncée par certains (alors que le député libéral Renaud Gautier professe de manière fort argumentée que le chaos financier actuel n’aura qu’une influence marginale sur l’économie réelle) il importe qu’un budget soit voté afin notamment que la volonté anticyclique très marquée sur le plan des investissements puisse se traduire concrètement en soutien à l’économie locale et que les accords passés par le gouvernement avec les organisations représentatives de la fonction publique puissent être respectés préservant ainsi tant la paix sociale que la crédibilité de l’Etat employeur.

Et quelle serait, mon bon Monsieur, la couleur de cette « majorité budgétaire » ? Je pourrais facilement m’en tirer, botter en touche en citant Deng Xiao Ping : « Qu’importe qu’un chat soit noir ou gris pourvu qu’il attrape les souris »….. mais je dirais plus sérieusement que les Verts défendront avec conviction le budget du Conseil d’Etat et s’emploieront avec responsabilité, discernement et fermeté, s’il le faut, à faciliter l’émergence d’une majorité républicaine pour donner à Genève le budget dont elle a impérativement besoin.     

08:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

Commentaires

"Quand le bâtiment va, tout va".
Plus que l'on est dans la crise, pourquoi ne pas profiter de lancer plusieurs chantiers de construction de bâtiments locatifs ?
C'est le moment ou jamais.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 17/12/2008

Je n'ai pas pu trouver quels arguments exposaient ce cher Renaud Gautier à l'appui de sa thèse, car ils ne sont même pas sur son blog. Mais lorsque les principales économies du monde entrent en récession, lorsque l'automobile, qui demeure la première industrie mondiale, se casse la figure, au point que même la consommation d'essence baisse, bien que le prix du pétrole ait baissé aussi, je ne vois pas comment on pourrait échapper à une sérieuse crise économique mondiale.
Certes, les pays émergents risquent d'en souffrir un peu moins, car chez eux, tout reste à faire, mais ils vont tout de même le sentir passer. Leur émergence se nourrit du fait qu'ils sont devenus nos fournisseurs, et si nous, occidentaux, achetons moins, eux vendent moins... Elémentaire.
Alors Genève, c'est vrai possède quelques niches qui semblent à l'abri, mais de loin pas toutes...
Ce qui fait cher Piero que comme le rappelle (2 p 2 l, je me souviens jamais ?) notre ami David H. si l'indexation automatique de la masse salariale fonctionnariale va diminuer les rentrées, on peut s'attendre aussi à une baisse consistante des rentrées fiscales.
J'ai un ami, quelques dizaines de fois millionnaire qui m'a confié avoir parlé à son épouse de la possibilité de vendre leur magnifique propriété; une amie veuve qui possède quelques maisons de rente et un petit portefeuille, chiffres ses pertes aux alentours du million. Un de mes ex-employés qui suite à un héritage, ne faisait plus que jouer en bourse, sur des placements à risque, a flippé en début de crise et a perdu tout ce qu'il avait gagné depuis 5 ans et même un peu plus. Du coup il s'est remis au boulot. Tout cela à Genève.
Aux Etats-Unis, mon meilleur copain, magnifique villa à Malibu, trois voitures de sport, se retrouve à la rue, car il avait hypothéqué sa baraque pour jouer en bourse. Du coup, il ne viendra pas skier à Saas-Almagel cte hiver, comme il en avait l'habitude depuis l'enfance.
C'est un grand garçon, il s'en remettra, mais les centaines de milliards injectés pour maintenir l'avion en l'air, il faudra bien les payer sur les impôts versés par les classes moyennes. Donc la consommation sera atteinte, et sans doute pour longtemps. Désolé, Renaud, on se connait peu, juste assez pour déceler votre aisance à ironiser sur les faiblesses d'autrui, mais là je crains que vous ne soyez dans l'erreur. Ou l'excès d'optimisme. Même s'il y a sans doute des avantages à tirer de cette crise. Lire mon blog à ce sujet.

Écrit par : Philippe Souaille | 17/12/2008

Dans les marchés financiers, comme dans le jeu de l'avion, ce qui compte, on vous le dit et répète c'est LA CONFIANCE !

"Ayez CONFIANCE ! Viendez z'à nous ! Placez votre argent pour vos (non, en fait "nos") vieux jours !

Écrit par : Djinius | 17/12/2008

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