germinal01

25/11/2008

Vous avez dit dépassé par les événements ?

Un vaste meli-melo que le papier de l’animateur des grandes surfaces politiques et lémaniques dans la Tribune d’hier, intitulé "Tout ça pour quoi ?" : on y découvre pêle-mêle Hugues Hiltpold et son OPA sur le DIP, Yves Nidegger de dos sur la photo, un ministre affaibli, le PDC et son index trempé dans l’eau bénite, Pierre-François Unger et le vorace François Longchamp jouant au strip-poker, la droite suiviste du parti libéral et surtout un Conseil d’Etat « dépassé par les événements qui ne pourra plus venir nous entonner la chansonnette de la collégialité ».

A une année des élections cantonales, voyons brièvement, en quelques exemples, mais d’un plus près, ce qu’a accompli ce Conseil d’Etat « dépassé par les événements » et que les flatteurs placent sur la gauche de l'échiquier politique.

Les relations avec le personnel étant au plus mal, il s’est efforcé avec succès, dès son entrée en fonction, de renouer le dialogue avec la fonction publique dans un climat de confiance ce qui a permis la signature d’importants accords modifiant la LPAC ; il a également entrepris une vaste réforme de la politique des ressources humaines, (engagement du personnel dans la classe de fonction définitive, réduction à deux ans de la période probatoire, introduction d’un 13ème salaire en lieu et place de l’obsolète prime de fidélité, refonte du répertoire des emplois de référence au sein de l’Etat) ; ce chantier, qu’aucun gouvernement genevois n’avait eu, jusqu’à aujourd’hui, le courage politique de mener à bien, progresse à un rythme soutenu et va déboucher sur un nouveau système d’évaluation des fonctions.

En matière de finances publiques le Conseil d’Etat a mené, sous la férule du bon géant blond, une politique disciplinée de maîtrise des charges (malgré une conjoncture favorable et des rentrées fiscales exceptionnelles) qui a permis le retour à l’équilibre budgétaire et l’autofinancement des nos investissements dès 2006 déjà. Autre résultat positif, la diminution de la dette : elle a passé de 12,7 milliards (fin 2005) à 11,4 milliards au 30 septembre de cette année.

Je pourrais également parler de l’évolution des prestations « on-line » de l’administration fiscale, de la promotion de l’emploi et de la réinsertion (nouvelle loi en matière de chômage), du développement des transports publics etc… j’interromps là ce cirage de pompes somme toute mérité et la liste des réalisations de ce misérable Conseil d’Etat en proie, paraît-il, aux pires turpitudes internes et victime d’une méchante fracture des vertèbres collégiales.

Une fois la campagne électorale lancée (mais n’y est-on pas déjà ?) le pack de la Tour Baudet va se disloquer et chacun regagnera ses vestiaires politiques respectifs. Quoi de plus normal ?
Le Conseil d’Etat peut poser ses bleus de chauffe sereinement ; il a beaucoup et solidairement poussé en mêlée, pratiqué un jeu ouvert, marqué et transformé quelques beaux essais ….. n’en déplaise à ses détracteurs ......  et à l’animateur des grandes surfaces politiques de la Praille ! Son aveu, ce mardi matin sur les ondes de Radio Cité, m'a cependant rassuré sur l'importance qu'il convient d'accorder au contenu de son article : « Je ne comprendrai jamais rien à la politique " s'est-il exclamé......

…..tout passe…

11:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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