germinal01

18/11/2008

Premières manoeuvres princières

-         « Ah, ça mais ! Je suis de gauche moi ! »

Not’bon Prince n’a pas l’intention de laisser s’installer la suspicion sur son auguste personne. Il reprend l’initiative dans le conflit qui oppose la fonction publique municipale au Conseil administratif et entonne à haute voix le désormais célèbre motet du Palais Eynard connu sous le nom de « cacophonie collégiale ».

Il y a bientôt deux lustres ans, alors qu'il n'était qu'un élu roturier de notre cité, il dut suivre les injonctions pressantes de son parti et prendre le dicastère des affaires sociales. Lui visait la culture. Huit ans plus tard au printemps 2007 il est brillamment réélu et envisage tout naturellement de reprendre les affaires culturelles des mains de l’accordéoniste vert. Cette fois on ne peut lui refuser, lui qui aime tant les artistes, qui a enseigné la littérature , la philosophie, qui arbore son amour des arts et de la culture comme d’autres exhibent leur lésion d’honneur. C’est pour lui le dernier moment car au GPS  (grand parti socialiste) on pratique la limitation à trois mandats successifs. On peut donc comprendre qu'il veuille transformer son dernier tour de préau en un tour de cour, bien mieux en rapport avec sa prestance. Il hausse le ton, braque ses petits camarades de jeux et finalement se fait rouler dans la farine ; il restera aux affaires sociales (où il excelle) et hérite de la culture physique.

Il enrage…. et annonce sur le plateau de l’animateur des grandes surfaces politiques lémaniques qu’il pourrait être candidat au Conseil d’Etat à l’automne 2009.

J’ai repensé à cette séquence en lisant, dans la presse de ce mardi, les propos tonitruants de Not’bon Prince. On imagine aisément que la lutte pour la succession de L.Moutinot sera sévère à l’intérieur du GPS ; trois candidates se sont déjà déclarées alors que Charles Beer rempile pour un second mandat .
Qui sait si les gesticulations et les éclats de voix actuels de Not’bon Maire ne sont pas les premiers signes de l’affirmation de son positionnement ancré très à gauche, qui lui permettrait, profitant des divisions, de jaillir dans la dernière ligne droite et d’imposer sa stature de rassembleur pour mener les troupes socialistes vers les lendemains qui chantent ?


Pour l’heure il reçoit les syndicats et donne une leçon de real politik à ses collègues du Conseil administratif.
 
Au fait c’est peut-être LUI qu’on attendait lors de la grand messe cacocophonique du GPSF (Grand Parti Socialiste Français) à Reims, ce dernier week-end !

17:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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